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Attentat à Barcelone: des Québécois décrivent une scène dramatique

Le Lavallois Karim Farhat se trouvait en famille... (Photo fournie par Karim Farhat)

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Le Lavallois Karim Farhat se trouvait en famille sur La Rambla quand l'attentat a eu lieu. « On a eu peur, confie-t-il. On n'est pas habitués à vivre de tels événements. On est de Laval et c'est très calme. »

Photo fournie par Karim Farhat

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De nombreux Québécois se trouvaient sur La Rambla quand un camion-bélier a foncé sur la foule jeudi soir. Ceux-ci nous racontent comment ils ont vécu les événements.

De nombreux Québécois se trouvaient sur La Rambla... (PHOTO JOSEP LAGO, AGENCE FRANCE-PRESSE) - image 1.0

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De nombreux Québécois se trouvaient sur La Rambla quand un camion-bélier a foncé sur la foule hier.

PHOTO JOSEP LAGO, AGENCE FRANCE-PRESSE

Jean-Marc Riverain et sa conjointe Lyne Laliberté profitaient d'une belle dernière journée d'un séjour de trois semaines à Barcelone. Les Montréalais marchaient paisiblement sur La Rambla - les Champs-Élysées de Barcelone - quand ils ont décidé d'entrer dans un grand magasin pour acheter un dernier cadeau à leur petite-fille, Anne. Une décision qui leur a peut-être sauvé la vie.

« On a eu l'impression d'entendre des coups de feu. Ça a été la panique totale dans le magasin. Les gens pleuraient et criaient », raconte M. Riverain, joint en soirée hier. Plus de 200 personnes ont tenté de se mettre à l'abri, craignant l'irruption d'individus armés. « On s'est tous entassés dans un couloir et on a fermé la porte. On ne savait pas ce qui allait se passer si la porte s'ouvrait », dit le Montréalais. Par précaution, le magasin a vite descendu ses rideaux de fer opaques.

Les clients et les employés ont dû attendre plus d'une heure avant que les policiers ne les invitent à quitter les lieux en courant. Le couple a alors réalisé qu'il aurait été sur la trajectoire de la fourgonnette s'il n'avait pas décidé à la dernière minute de faire des emplettes. « On est vraiment passés proche, alors on a décidé qu'il fallait continuer à vivre. Tout le monde est calme maintenant », dit M. Riverain, d'une terrasse de La Rambla beaucoup plus au nord.

« Je pense encore que Barcelone vaut la peine d'être visitée. C'est une ville accueillante, magnifique. Pendant nos trois semaines ici, nous n'avons jamais craint pour notre sécurité », dit M. Riverain.

« ON A EU PEUR »

« C'est comme Nice ! » Le Lavallois Karim Farhat se trouvait en famille sur La Rambla quand il a remarqué un mouvement de foule devant lui. Il a rapidement découvert que, une centaine de mètres plus au nord, une fourgonnette avait foncé dans la foule et percuté de nombreux passants. Les tristes images de l'attaque survenue il y a un an dans le sud de la France lui sont revenues en tête.

« Je suis en famille avec mes enfants. On a eu peur. On n'est pas habitués à vivre de tels événements. On est de Laval et c'est très calme », dit Karim Farhat.

Rapidement, les policiers ont commencé à affluer. « Ils arrivaient à moto, en voiture. En trois minutes, c'était plein de policiers. »

En vacances en Espagne, la famille avait décidé de passer une journée à Barcelone. Après avoir visité la basilique de la Sagrada Familia, ils ont pris la direction de La Rambla pour aller profiter d'une fin de journée sur cette célèbre allée piétonne de la capitale catalane.

Karine Bardier se trouvait quant à elle dans une épicerie bordant La Rambla quand la fourgonnette a effectué sa course folle. La Québécoise dit avoir pris conscience qu'un drame se jouait à l'extérieur quand une foule a soudainement afflué. « On est sortis pour partir, mais après trois minutes, un autre groupe est arrivé en courant d'une autre direction, alors on est retournés à l'épicerie », relate-t-elle.

Le rideau de fer a vite été baissé, après qu'une centaine de personnes ont trouvé refuge dans le commerce. C'est seulement quatre heures plus tard que les gens ont été autorisés à partir. « Je trouve cela tellement malheureux », dit Karine Bardier.

Malgré l'attaque, la Québécoise entend poursuivre son voyage. « On avait planifié marcher un bout du chemin de Compostelle. J'espère qu'on va pouvoir poursuivre. »

INQUIETS ET PANIQUÉS

Le Montréalais Burak Özkösem se trouvait dans le métro sous la Plaça de Catalunya quand l'attentat a eu lieu. Les forces de l'ordre ont immédiatement fermé le métro, obligeant les passagers à patienter plus d'une heure sous la terre.

« Les gens ici disent que c'est la première fois que quelque chose comme ça arrive à Barcelone. Les gens sont très inquiets et paniqués. »

Par mesure de sécurité, les autorités ont bouclé une partie du centre-ville. Les transports en commun sont immobilisés et les commerces sur La Rambla et dans les environs ont été fermés. Hier, des employés de ces commerces, joints par La Presse, en avaient plein leur assiette. « La scène se déroule sous nos yeux. Rappelez dans deux heures », a dit un employé de l'International Cool Local Hotel.

Vivant à Barcelone depuis 17 ans, Joanne Gagnon habite non loin du lieu de l'attaque. « Je passe souvent par là, ça m'ébranle beaucoup. » Craintive, elle n'ose pas quitter son appartement. « Il faut que j'aille au supermarché, mais je ne suis pas à l'aise de sortir », confie-t-elle.

Choquée par l'attaque, Joanne Gagnon n'en est toutefois pas surprise, en raison du nombre élevé de touristes. « Ça fait des années que je dis que ça va arriver. Pour moi, ce n'était pas une question de "si", mais de "quand". C'est un endroit très touristique, c'est une des villes les plus visitées en Europe. »




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