• Accueil > 
  • Actualités 
  • > Incendie à Terrebonne: les gicleurs n'étaient pas en fonction 

Incendie à Terrebonne: les gicleurs n'étaient pas en fonction

Au total, 41 résidants de la Résidence Oasis de Terrebonne... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Agrandir

Au total, 41 résidants de la Résidence Oasis de Terrebonne seront forcées de s'habituer à de nouveaux environnements au cours des prochaines heures.

Photo Robert Skinner, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne

Les gicleurs ne fonctionnaient pas lorsqu'un incendie a ravagé la Résidence Oasis de Terrebonne dans la nuit de dimanche, puisqu'ils étaient en cours d'installation, a confirmé l'entreprise Protection Incendie Atlas, qui posait en ce moment le système de gicleurs dans la résidence pour personnes âgées.

Le propriétaire de l'entreprise, Sylvain Guilbault, a affirmé en entrevue que sa compagnie «était en train d'installer le système de gicleurs» et «qu'il restait environ sept jours avant qu'il soit en fonction».

Selon M. Guilbault, l'immeuble n'avait jamais eu de système de gicleurs et ce système «était en train d'être mis aux normes».

Par ailleurs, des efforts étaient toujours déployés pour tenter de trouver des logements pour les aînés ayant vu leur milieu de vie s'envoler en fumée.

Le président-directeur général adjoint du Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière, Christian Gagné, s'est dit confiant de voir ces démarches arriver à leur terme d'ici lundi en fin d'après-midi.

Il a spécifié que les principaux intéressés ne seront pas tellement dépaysés puisqu'ils se retrouveront dans la région de Lanaudière, dans un rayon de moins de dix kilomètres de l'endroit où ils habitaient auparavant.

M. Gagné a ajouté que d'entrée de jeu, une cellule de crise a été créée non seulement pour chercher de nouveaux domiciles pour les sinistrés, mais aussi pour évaluer leurs besoins afin de dénicher les meilleurs endroits possible pour eux.

Au total, 41 personnes âgées seront ainsi forcées de s'habituer à de nouveaux environnements au cours des prochaines heures.

Même si leur situation est peu enviable, elles s'en tirent tout de même à meilleur compte que trois autres anciens pensionnaires de la Résidence Oasis. Une nonagénaire a, en effet, subi de graves brûlures et elle a succombé à ses blessures. Deux autres malchanceux sont toujours hospitalisés à Montréal, mais le personnel médical ne craint pas pour leur vie.

Un suspect recherché

Dans l'espoir de faire progresser l'enquête, la SQ a établi un poste de commandement mobile, lundi, à Terrebonne.

L'objectif était de recueillir des informations provenant du public afin d'identifier une personne ayant été aperçue à proximité du lieu de l'incendie entre minuit et 2h du matin.

La police a publié des photographies de l'individu recherché. Sur les clichés, il est possible de discerner un homme de dos présentant une calvitie naissante. Il a les cheveux foncés, la peau blanche et il porte une chemise à carreaux.

Selon le sergent Marc Tessier, porte-parole pour la Sûreté du Québec, une arrestation avait été effectuée dimanche.

Par contre, l'homme de 44 ans a pu recouvrer sa liberté après avoir été interrogé.

M. Tessier a soutenu que plusieurs témoins vont également être invités à livrer leur version des faits.

Il a précisé que l'incendie est toujours considéré comme «suspect».

Triste paysage

Les voisins immédiats, quant à eux, continuent d'apercevoir ce paysage désolant.

C'est notamment le cas de Sophie Tremblay, dont la demeure se trouve à un jet de pierre des ruines.

Cette mère de famille a raconté avoir assisté à la destruction de la Résidence Oasis en présence de certains rescapés.

«C'est sûr qu'ils étaient en panique (...). La tristesse se lisait vraiment sur les visages», a-t-elle observé.

L'espace d'un instant, Mme Tremblay a craint le pire pour son propre domicile.

«Avec le vent qui soufflait, j'avais peur que le feu touche aux arbres et qu'il s'en vienne vers ma maison», a-t-elle mentionné.

Comme elle a eu peur de tout perdre, Sophie Tremblay ressent une vive empathie pour ses anciens voisins.

«Honnêtement, je n'aimerais vraiment pas être à leur place. Certains d'entre eux avaient encore des familles. Si elles pouvaient s'occuper d'eux, ce serait vraiment merveilleux», a-t-elle conclu, d'un ton empreint de compassion.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer