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Terrebonne: des élus se sont opposés à l'embauche d'un ex-policier de l'UPAC

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené des perquisitions à... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a mené des perquisitions à l'hôtel de ville de Terrebonne, l'été dernier.

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

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La Ville de Terrebonne s'apprête à créer un poste de préventionniste pour détecter les problèmes dans l'attribution de ses contrats alors qu'elle vient tout juste d'être mise sous surveillance par le ministère des Affaires municipales.

Une proposition sera soumise au conseil municipal lors de l'assemblée de lundi prochain. Ce sera une nouvelle version d'un projet qui avait été retiré de l'ordre du jour quelques heures avant la tenue de la séance mensuelle d'avril.

Il s'agissait alors d'accorder un contrat, à titre de préventionniste, à un ex-policier de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) résidant à Terrebonne. Trois élus s'y étaient opposés lors des discussions préalables au conseil municipal, qui se déroulent à huis clos.

La conseillère municipale Marie-Claude Lamarche reconnaît s'être opposée à la nomination de ce candidat. « Je voulais que l'on procède par appel public de candidatures », a-t-elle expliqué. Selon elle, il n'y a aucune relation de cause à effet entre le fait qu'elle et son conjoint, Daniel Bélec (l'ex-chef de cabinet du maire), ont fait l'objet d'une perquisition de l'UPAC et son opposition à l'embauche d'un enquêteur à la retraite de cette unité.

Joint au téléphone, le conseiller Michel Morin, qui a également reçu la visite de l'UPAC, l'été dernier, a refusé de commenter le dossier. Le conseiller Réal Leclerc n'a pas rappelé La Presse.

Vérifications avant l'attribution des contrats

Pour le maire Stéphane Berthe, il n'y a pas eu d'opposition, mais plutôt une « redéfinition du poste ». L'analyste-préventionniste sera un poste à temps partiel qui s'inscrit dans la volonté de faire des vérifications avant que les contrats ne soient accordés. Cette personne aura un pouvoir de recommandation. Et il n'est pas question, pour l'instant, de mettre en place une structure comme celles existant à Montréal, à Laval ou à Saint-Jérôme.

« On a décidé de commencer avec une personne. À mon humble avis, je ne pense pas qu'on puisse comparer [Terrebonne] avec les villes de Saint-Jérôme et de Laval. Il n'y a pas eu d'accusations à Terrebonne », a indiqué M. Berthe, qui occupe le poste de maire de façon intérimaire et qui est candidat à la mairie pour l'élection du 5 novembre.

Le candidat qui avait été proposé pour occuper les fonctions de préventionniste, Richard Nardozza, s'est dit étonné de l'intervention politique des élus. « C'est cocasse que des personnes visées par des perquisitions ou même des enquêtes de l'UPAC s'opposent à l'embauche de quelqu'un pour contrer la collusion », s'est borné à dire l'ancien policier, pour qui il est nécessaire que Terrebonne ait « un chien de garde interne » pour éviter d'autres scandales.

Lundi, le ministère des Affaires municipales a demandé à la vérificatrice générale de Terrebonne de valider les décisions et les transactions de la municipalité d'ici aux élections. L'ancien maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, a démissionné l'automne dernier sous la pression d'une enquête de l'UPAC.

- Avec la collaboration de Pierre-André Normandin, La Presse




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