Un recours collectif contre Uber autorisé

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Le recours vise à obliger l'entreprise américaine à dédommager les travailleurs touchés par son arrivée.

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La justice vient d'autoriser un recours collectif contre l'entreprise Uber au nom de tous les chauffeurs de taxi québécois affectés par cette nouvelle concurrence.

Le recours vise à obliger l'entreprise américaine à dédommager les travailleurs touchés par son arrivée. Il s'agit d'une initiative du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), un syndicat qui revendique 4000 membres dans l'industrie du taxi et du camionnage.

Le juge Marc Peacock, de la Cour supérieure, n'avait pas à trancher le fond du débat, mais seulement à décider s'il permettait à la poursuite de suivre son cours. «Les quatre critères sont satisfaits et l'autorisation est accordée», a écrit le magistrat, dans une décision datée d'aujourd'hui.

«Parce que les chauffeurs Uber concurrencent directement l'industrie du taxi pour les usagers, si cette concurrence est illégale («déloyale»), il peut y avoir une apparence de causalité concernant les deux pertes: une perte de revenu et une perte dans les valeurs des permis», a ajouté le juge Peacock.

C'est le chauffeur de taxi Wilson Jean-Paul qui représentera ses collègues pour les fins du recours collectif. Il est aussi porte-parole du RTAM.

«Par son action illégale des dernières années, Uber a fait fondre les revenus des chauffeurs et propriétaires de taxis et de limousines au Québec , a affirmé Me Marc-Antoine Cloutier, l'avocat du RTAM. Ce jugement permet donc aux chauffeurs de se regrouper derrière Wilson Jean-Paul et le RTAM-Métallos et d'entamer une action collective de plusieurs centaines de millions de dollars contre Uber afin d'être justement indemnisés.»

De son côté, Uber a émis une courte déclaration : «Nous avons pris connaissance de ce développement procédural. De notre côté, nous concentrons nos énergies à offrir un service de qualité aux Québécois selon les paramètres du projet pilote réglementant le covoiturage urbain au Québec», a écrit le porte-parole Jean-Christophe de Le Rue.




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