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Épave à Beauharnois: le fédéral va payer le démantèlement

Le navire de 150 mètres par 20 mètres... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)

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Le navire de 150 mètres par 20 mètres est à l'abandon depuis 2011 sur la Rive-Sud de Montréal.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

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Le cargo abandonné Kathryn Spirit, qui menaçait toujours de se renverser hier dans le lac Saint-Louis, sera démantelé sur place aux frais du gouvernement fédéral, a appris La Presse. Mais alors que le navire gîte de plus en plus dangereusement, le ministère provincial de l'Environnement tarde à autoriser les travaux, déplore le maire de Beauharnois, Claude Haineault.

Le navire de 150 mètres sur 20, à l'abandon depuis 2011 sur la Rive-Sud de Montréal, n'est plus en état d'être remorqué et doit ainsi être démantelé sur place. La facture est évaluée à 15 millions. « C'est la seule option sécuritaire en ce moment », explique Marc Roy, porte-parole du ministre des Transports Marc Garneau. C'est le groupe de travail intergouvernemental mis sur pied en février qui est arrivé à cette conclusion. Il se réunira lundi pour «terminer son rapport et faire ses recommandations» sur le Kathryn Spirit, indique Michel Plamondon, porte-parole de Pêches et Océans Canada

Selon le maire de Beauharnois, qui s'est entretenu avec le ministre Garneau dimanche, le gouvernement fédéral va construire un brise-lame en pierre d'environ huit mètres de haut autour du navire en vue de procéder au démantèlement. « M. Garneau m'a dit qu'ils allaient bientôt aller en appel d'offres, mais ils doivent avoir l'autorisation du ministère de l'Environnement provincial. Ils nous ont toujours répondu que c'était un dossier du fédéral. Là, le fédéral se mouille, et c'est eux qui bloquent ! », s'insurge-t-il.

«Le [Ministère] ne retarde pas le dénouement du dossier et travaille en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral pour trouver une solution le plus rapidement possible», se défend Mylène Gaudreau, attachée de presse du ministre de l'Environnement David Heurtel. «Il faut savoir que le gouvernement fédéral doit respecter certaines règles d'attribution de contrats et étudie présentement les options qui s'offrent à lui», ajoute-t-elle.

Pour obtenir l'autorisation de Québec, la Ville de Beauharnois doit délivrer un certificat attestant que les travaux de démantèlement ne contreviennent à aucun règlement municipal. « Si on accepte ça, on va ramasser toutes les épaves qui traînent ! », lance Claude Haineault. « C'est [au ministre Heurtel] de donner l'autorisation et de trouver une façon d'être conforme à la Loi de l'environnement. C'est pour sauver l'environnement qu'on fait ça ! », ajoute le maire.

Si le dossier débloque rapidement, l'estacade de pierre pourrait être érigée dès la mi-juillet et le démantèlement pourrait commencer au mois de septembre et se terminer avant l'hiver, selon Claude Haineault.

Le Kathryn Spirit risque de se renverser dans le lac Saint-Louis à tout moment depuis que la baisse du niveau de l'eau des derniers jours l'a fait gîter considérablement. Depuis samedi, il ne cesse de pencher. « Un câble d'acier d'un pouce et demi qui le retenait à la rive s'est rompu dans la nuit de dimanche à lundi. Le bateau est à peu près à 100 pieds du bord. Il a entraîné la barge à laquelle il est attaché. [La Garde côtière canadienne] a mis des amarres supplémentaires pour le tenir à terre », explique Claude Haineault.

Le navire gîte maintenant à 20%, estime le maire de Beauharnois. «Il n'avait jamais dépassé 6 %. Il était à 12 % en fin de semaine. Si l'eau continue à baisser et qu'il y a des grands vents, la prochaine étape, c'est de se coucher.» La Garde côtière a installé d'urgence samedi un énorme boyau de plastique autour du bateau pour retenir les hydrocarbures en cas de rupture. Des huiles résiduelles se trouvent toujours dans le navire, même si le gros des hydrocarbures a été retiré.

«Nous avons l'équipement en place et nous sommes prêts à prendre des mesures si des travaux supplémentaires sont nécessaires pour atténuer la menace de pollution. La [Garde côtière] va de l'avant avec un contrat pour stabiliser le navire en limitant ses déplacements à moyen terme le temps que les démarches pour mettre en oeuvres les recommandations du groupe de travail soient prises», soutient Michel Plamondon, porte-parole de Pêches et Océans Canada.

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