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Saint-Jean-sur-Richelieu

La reconstruction d'un pont centenaire accumule les retards

Le remplacement du pont Gouin, l'un des plus... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Le remplacement du pont Gouin, l'un des plus vieux du pays, est devenu plus urgent après les inondations du printemps 2011 à Saint-Jean-sur-Richelieu, alors que le niveau de l'eau était monté à seulement un pied du tablier.

Photo Robert Skinner, La Presse

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Le pont Gouin, érigé en 1915 au centre-ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, doit être fermé d'ici décembre 2018. Or, l'appel d'offres pour sa reconstruction, pourtant prévue depuis des années, n'a toujours pas été lancé, malgré l'état médiocre de la structure centenaire.

L'ultime pierre d'achoppement de ce projet de 126 millions de dollars : les longues négociations entre le ministère des Transports du Québec (MTQ) et Parcs Canada.

Depuis, le pont d'un demi-kilomètre emprunté quotidiennement par 15 000 voitures n'a pas cessé de se détériorer, révèle le plus récent rapport d'inspection du MTQ de juin 2015, rendu public le mois dernier. Les inspecteurs ont répertorié 564 problèmes distincts dans la partie fixe du pont, 50 % de plus que lors du précédent rapport de 2013.

Le pont compte plus de 70 « fissures importantes », une centaine de pièces dont la corrosion est jugée « moyenne, « importante » ou « très importante » et 41 cas de « perte de section [...] pouvant réduire de façon appréciable [l]a capacité à supporter les charges ». Sans compter les nombreux morceaux de béton éclatés, les barres d'armatures « complètement dégagées » et la vingtaine d'« absences d'ancrage ».

« Le diagnostic global du pont confirme que la structure est sécuritaire pour les usagers. Le Ministère va poursuivre son programme d'inspection et si cela est nécessaire, des interventions spécifiques pourront être effectuées pour assurer le maintien de la structure actuelle jusqu'à ce qu'elle soit reconstruite », souligne la porte-parole du MTQ Josée Séguin.

Le remplacement du pont Gouin, l'un des plus vieux ponts au pays, est devenu plus urgent après les inondations du printemps 2011, alors que le niveau de l'eau était monté à seulement un pied du tablier. En mars 2012, le MTQ avait accordé un contrat de 8,5 millions au consortium GENIVAR/Cima+/Dessau pour la réalisation d'un « avant-projet, incluant l'étude hydraulique, plans et devis et surveillance » pour la reconstruction du pont. Au départ, le MTQ voulait commencer les travaux en août 2013 pour une inauguration à l'automne 2015.

Mais c'est seulement en avril dernier que le MTQ s'est entendu avec la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu au terme de longues négociations pour établir le partage des coûts et les caractéristiques du nouveau pont qui sera finalement construit juste à côté de la structure actuelle. « Divers facteurs ont eu un impact sur l'état d'avancement du projet, incluant l'ajout des travaux de la Ville qui ont généré des délais au niveau de la livraison des plans et devis, et aussi des négociations avec les partenaires », explique Josée Séguin.

« LES TRAVAUX DEVRAIENT COMMENCER À L'AUTOMNE »

La Ville ne voulait pas du « pont standard sans look particulier avec un seul trottoir » proposé par le MTQ, soutient Sylvain Latour, porte-parole du maire Michel Fecteau. « Les élus ont demandé deux trottoirs, une piste cyclable, des belvédères et de l'éclairage plus sophistiqué. On sait que le pont va être là 100 ans. Tout ça a pris un peu de temps. » La reconstruction du pont - qui coûtera 10,6 millions à la Ville - s'imbrique dans un projet de revitalisation de 40 millions du Vieux-Saint-Jean.

Le MTQ recommande la mise hors service du pont Gouin d'ici décembre 2018, indique une lettre du 24 mai signée par le ministre des Transports Jacques Daoust en réponse à la question au feuilleton posée en avril dernier par le député péquiste Dave Turcotte. « Un dossier d'affaires est en cours de finalisation. Son dépôt pour approbation par le Conseil des ministres est prévu à l'été 2016 », peut-on lire.

« Le MTQ est sur le point d'aller en appel d'offres. Les travaux devraient commencer à l'automne, c'est ce qu'on nous dit toujours au Ministère », indique Sylvain Latour. Toutefois, avant de lancer l'appel d'offres - un processus de plusieurs mois -, le MTQ doit d'abord s'entendre avec Parcs Canada. Puis, le Conseil des ministres doit donner son approbation finale au dossier d'affaires du projet, lequel est assujetti à la Directive sur la gestion des projets majeurs d'infrastructure publique.

Depuis plus d'un mois, le MTQ répète à La Presse que les discussions entamées en 2014 avec l'agence Parcs Canada « progressent bien » et qu'une entente sera conclue « sous peu ». La partie mobile du pont est construite sur des terrains fédéraux et passe au-dessus du canal de Chambly, ce qui rend nécessaire cette entente intergouvernementale. « Les discussions sont avancées et suivent leur cours. Parcs Canada offre sa pleine collaboration pour que le [MTQ] puisse réaliser ce projet important », a indiqué par courriel un porte-parole de l'agence fédérale.

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