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Les policiers de la SQ réclament des caméras corporelles en milieu autochtone

La Sûreté du Québec mène depuis octobre un... (Photo Martin Tremblay, archives La Presse)

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La Sûreté du Québec mène depuis octobre un projet-pilote à Val-d'Or, en vertu duquel des caméras de surveillance ont été installées dans des voitures de patrouille.

Photo Martin Tremblay, archives La Presse

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(Québec) Le syndicat qui représente les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) exige que tous les agents qui interviennent en milieu autochtone soient équipés de caméras corporelles. Cette mesure permettrait de dissiper le climat de « suspicion » que l'Association des policiers provinciaux (APPQ) reproche au gouvernement Couillard d'alimenter.La SQ mène depuis octobre un projet-pilote à Val-d'Or, en vertu duquel des caméras de surveillance ont été installées dans des voitures de patrouille. Cette mesure a été lancée dans la foulée d'allégations d'agressions sexuelles et d'abus de confiance ciblant des policiers dans ce secteur.

Six mois plus tard, l'APPQ réclame que l'expérience soit étendue et améliorée. Elle propose que l'ensemble des agents affectés aux milieux autochtones - environ 200 policiers - soient munis de caméras corporelles.

« Cela va permettre de démontrer le professionnalisme des interventions », affirme le président de l'APPQ, Pierre Veilleux. 

La présence des caméras dans les voitures de patrouille a contribué à désamorcer des situations tendues lors des interventions, estime M. Veilleux. Car tous les individus impliqués se savent filmés.

Le projet a cependant été miné par des problèmes techniques, dit-il. Puisque les caméras sont fixées aux véhicules, il leur est souvent impossible de capter l'ensemble des interventions policières. Les micros ont également connu des ratés.

La sortie de l'APPQ survient 24 heures après que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, eut annoncé que le Service de police de la Ville de Montréal enquêtera sur l'ensemble des plaintes d'autochtones visant la Sûreté du Québec. Le corps municipal se penchait déjà sur des gestes qui auraient été commis à Val-d'Or.

Québec a également créé une deuxième ligne téléphonique pour permettre aux femmes autochtones de porter plainte contre des policiers.

IMAGE TERNIE

Pierre Veilleux reproche au gouvernement Couillard d'avoir créé un « système de plaintes tous azimuts » qui encourage les plaintes frivoles, qui contribue à ternir l'image des policiers et qui crée un climat de « suspicion ».

« Annoncer des mesures pour faire des enquêtes sur des policiers avec tambours et trompettes, on a un problème, dit-il. On a un problème au niveau de notre image et on a un problème au niveau de notre travail. »

Il reproche à M. Coiteux de ne pas avoir clairement nié l'existence d'un « problème systémique » au sein de la SQ. Quant à son collègue aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, il a affirmé qu'il faut « rebâtir » le lien de confiance entre policiers et autochtones. Cela laisse entendre que ce lien a été rompu, déplore M. Veilleux.

Il presse les ministres de réitérer clairement leur confiance à l'égard des policiers de la SQ, particulièrement ceux qui travaillent en milieu autochtone.

Faute de quoi l'APPQ craint que les agents deviennent réticents à intervenir dans des cas impliquant des autochtones, de crainte d'être visés par des plaintes sans fondement.

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