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La présidente du Conseil du statut de la femme s'affiche ouvertement féministe

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«Je peux vous dire très clairement que je suis féministe», a indiqué la présidente du CSF.

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne

La présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Julie Miville-Dechêne, s'affiche ouvertement féministe, sans réserves et sans nuances.

«Je peux vous dire très clairement que je suis féministe», a indiqué la présidente du CSF, lundi, en entrevue téléphonique à La Presse Canadienne, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, célébrée mardi.

Elle n'est donc pas du genre à affirmer du bout des lèvres: «je suis féministe, mais...»

C'était sa première entrevue depuis la polémique suscitée par les déclarations récentes de la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, qui se qualifiait «plus égalitaire que féministe». Elle disait aussi ne pas être inspirée par aucune figure féministe.

Le fait que Mme Thériault ait opposé la notion de «féminisme» à celle d'«égalité» entre hommes et femmes a suscité de vives réactions. Sa collègue de la Justice et ex-ministre de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, avait renchéri pour se qualifier d'«humaniste» plutôt que «féministe».

Mme Miville-Dechêne, à la tête d'un organisme conseil qui relève de Mme Thériault, fait valoir son devoir de réserve pour ne pas commenter la polémique, ni critiquer les déclarations des ministres, si controversées soient-elles.

Pour justifier sa position, elle explique que le CSF défend son «autonomie de pensée» quand il s'agit de critiquer les politiques gouvernementales et les programmes destinés aux femmes.

Mais «je ne commenterai pas les déclarations» des ministres, car «mon rôle à moi, c'est pas ça», insiste-t-elle, visiblement embarrassée par le sujet.

«D'où mon silence sur cette question-là», tranche la présidente de l'organisme de promotion des droits des femmes, qui entreprend mardi une tournée des cégeps, en vue de sensibiliser les jeunes, et particulièrement les jeunes hommes, à la notion de consentement explicite lors des relations sexuelles.

Elle note au passage que le concept de féminisme a évolué au fil du temps et que c'est un mot «investi de différentes significations par différentes personnes».

Mais ne faut-il pas être féministe pour occuper le poste de ministre de la Condition féminine?

Mme Miville-Dechêne refuse poliment de répondre à la question, choisissant de se tenir à bonne distance du terrain miné de la politique.

«Je n'ai pas besoin de faire partie du débat public», se contente-t-elle de répondre, ne voulant pas jeter de l'huile sur le feu.

Elle dit cependant partager l'avis de celles et ceux qui revendiquent une vision plus «inclusive, plus ouverte» du combat féministe en 2016.

C'est dans cet esprit qu'elle a élaboré l'idée de cette série de conférences sur la sexualité, qui s'adressent autant, sinon davantage, aux garçons qu'aux filles.

«Maintenant, on considère que le consentement explicite est la norme», au moment d'avoir une relation sexuelle, selon elle.

Sa tournée, qui la mènera dans une dizaine de villes, en mars et avril, débute mardi à Montréal, au cégep Ahuntsic. Les conférences auront lieu sur l'heure du midi.

Le but consiste à prévenir les agressions sexuelles et les actes de violence commis envers les filles. Elle aimerait aussi défaire quelques mythes, nommément le type de sexualité présenté dans la pornographie.

Pour mener à bien sa démarche, elle sera entourée du rappeur féministe Koriass et de la blogueuse féministe Marilyse Hamelin.

Avec ces conférences, Mme Miville-Dechêne dit vouloir «semer une graine», «faire réfléchir» les jeunes à leur rapport à la sexualité.

La tournée s'arrêtera à Montréal, Jonquière, Trois-Rivières, Saint-Jérôme, Québec, Saint-Hyacinthe, Joliette, Lévis et Gaspé.

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