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Langue française au conseil municipal: vague d'appuis à la mairesse de Longueuil

Caroline St-Hilaire... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Caroline St-Hilaire

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

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Maxime Denis
La Presse Canadienne
Montréal

Plusieurs organismes dont le Mouvement Québec français, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Impératif français et des représentants du monde politique appuient la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, dans la polémique entourant l'usage unique de la langue française lors des séances du conseil municipal.

Le chef de l'opposition au conseil municipal, Robert Myles, a recours à la langue anglaise durant les séances. Il traduit constamment ses phrases du français à l'anglais.

Cette habitude irrite la mairesse St-Hilaire qui défend le principe de la langue commune au Québec, qui est le français. Elle suggère même un renforcement de la loi 101 pour éviter ce genre de situation. Elle souhaite une séance du conseil municipal entièrement en langue française.

Selon le recensement 2011 de Statistique Canada, seulement trois pour cent de la population de Longueuil comprend uniquement la langue anglaise.

Pour Jean-Paul Perreault, président du Mouvement Impératif français, c'est «arrogant de vouloir angliciser les établissements publics pour accommoder quelques personnes qui refusent d'apprendre» le français. Catégorique, M. Perreault qualifie «d'absurde» le souhait de Robert Myles de tout traduire.

M. Perreault prendra part à une conférence de presse, lundi matin, devant l'hôtel de ville, en appui à la mairesse, aux côtés notamment de la députée péquiste de Taillon, Diane Lamarre et du président du Bloc québécois, Mario Beaulieu. Mardi soir, un rassemblement de citoyens est prévu au même endroit, juste avant la séance du conseil municipal.

Selon M. Perreault, la vision de M. Myles n'a pas sa place dans une collectivité qui veut vivre sa spécificité.

«C'est dérangeant, c'est blessant, de voir qu'il obtient des appuis. Ça fait plus de 40 ans que la Charte de la langue française existe!», déclare Jean-Paul Perreault.

Pour le président d'Impératif français, la solution se trouve dans l'apprentissage du français.

«S'il souhaite vraiment aider sa communauté, il devrait inviter sa communauté à parler et apprendre la langue française. ... Si ça dérange certaines personnes, et bien soit, qu'elles soient dérangées», exprime M. Perreault.

«Bilinguiser et angliciser les établissements publics et les interventions publiques au Québec, c'est un accommodement totalement déraisonnable. C'est aux gens qui vivent au Québec de s'accommoder raisonnablement de cette grande valeur, cette belle langue, qu'est le français», commente M. Perreault.

La faiblesse du discours politique au Québec est en cause, selon lui.

«On a d'un côté un gouvernement fédéral qui au lieu de respecter la territorialité québécoise, il véhicule que l'anglais est la langue officielle. Or, il y a une seule langue officielle au Québec et c'est le français, exprime M. Perreault. (...) De l'autre côté, on ne devrait pas avoir un premier ministre, au Québec, qui se promène à l'international en niant l'existence du Québec en ne parlant qu'anglais et refusant de parler français. On a une société qui se culpabilise de ce qu'elle est. Et cela est nourri et entretenu par la faiblesse des politiciens ou les élus de tous les niveaux existants.»

«Il faut que ça cesse», a conclu Jean-Paul Perreault, félicitant au passage le «courage» de Caroline St-Hilaire.

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