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Sécurité du parlement à la GRC: un chef syndical sceptique

Aucun des 225 gardiens patrouillant actuellement à l'intérieur... (Photothèque Le Droit, Simon Séguin-Bertrand)

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Aucun des 225 gardiens patrouillant actuellement à l'intérieur du parlement ne perdra son emploi avec l'application des nouvelles mesures, incluses dans la loi budgétaire soumise à la Chambre des communes.

Photothèque Le Droit, Simon Séguin-Bertrand

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Ottawa

C'est le personnel de sécurité de la Chambre des communes qui a blessé et ultimement abattu Michael Zehaf Bibeau, le tireur qui est passé à la course devant les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avant d'entrer dans le parlement en octobre.

Mais la force de sécurité historique est en train de perdre son contrôle sur la sécurité des édifices de la colline du Parlement, car l'objectif du gouvernement est de la placer entre les mains de la GRC - un geste que le dirigeant du syndicat dit prendre personnellement, tout comme ses membres.

«Il y a eu une reconnaissance par le président de la Chambre des communes: nous avons été reconnus en Chambre», a dit Roch Lapensée jeudi, après avoir témoigné devant un comité parlementaire qui se penche justement sur les changements proposés.

«Tout cela est bien gentil, mais au bout du compte, on se fait tasser et on se fait dire qu'à l'avenir, quelqu'un d'autre va prendre les décisions pour nous.»

Aucun des 225 gardiens patrouillant à l'intérieur du parlement ne perdra son emploi avec l'application des nouvelles mesures, incluses dans le projet de loi de mise en oeuvre du budget soumis à la Chambre des communes.

Mais pour M. Lapensée, qui préside l'Association des employés du service de sécurité de la Chambre des communes, la question la plus importante est de savoir si les changements vont rendre le parlement plus sûr.

Bien que plusieurs études aient été menées sur la façon dont le personnel de sécurité a agi ce jour-là et sur les améliorations à apporter, aucune d'entre elles n'a été rendue publique.

M. Lapensée croit que le fait d'exiger qu'un agent principal de la GRC se rapporte aux présidents du Sénat et des Communes - et potentiellement à la GRC - risque de créer de la confusion si un incident survient.

En février, le gouvernement a annoncé qu'il mettrait fin à près de 100 ans d'existence de la force de sécurité à l'intérieur du parlement, faisant valoir que le fait d'avoir des forces distinctes n'était pas une approche efficace.

Mais en octobre, c'est le sergent d'armes Kevin Vickers qui s'est vu attribuer le mérite d'avoir tué par balle Michael Zehaf Bibeau, qui venait d'abattre le caporal Nathan Cirillo devant le Monument commémoratif de guerre avant de se rendre au parlement. La fusillade s'est terminée devant la Bibliothèque du Parlement.

M. Vickers a refusé de commenter le nouveau plan de sécurité proposé, choisissant plutôt de féliciter ses collègues pour leur travail - incluant un qui a reçu les balles du tireur et un autre qui s'est servi de son corps pour protéger des députés.

«C'était un effort collectif, un travail d'équipe de la part d'une équipe de sécurité remarquable», a-t-il déclaré.

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