Peut-on manger des aliments chinois sans crainte?

En 2008, l'ACIA estimait inspecter de 2% à... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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En 2008, l'ACIA estimait inspecter de 2% à 5% des marchandises alimentaires. Les importations de Chine ne font pas l'objet de contrôles particuliers.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

Peut-on manger des aliments chinois l'esprit en paix? Oui, affirme Sylvie Bruneau, gestionnaire nationale à la division des contrôles à l'importation de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). «On a un ensemble de mécanismes en place qui font qu'on peut s'assurer que les produits importés sont aussi sûrs que les produits canadiens», a-t-elle dit à La Presse.

En est-elle sûre? «Évidemment, il n'y a jamais de garantie à 100% dans rien, convient Mme Bruneau. Mais on est satisfaits de nos mécanismes de contrôle et on a un bon niveau de confiance dans notre système en général.»

En 2008, l'ACIA estimait inspecter de 2% à 5% des marchandises alimentaires. Comme elle emploie une méthode axée sur le risque, les secteurs jugés plus problématiques sont davantage surveillés.

Les importations de Chine ne font pas l'objet de contrôles particuliers. «Le pays d'origine d'un aliment n'est pas en lui-même un facteur déterminant de la fréquence des inspections», a indiqué Alice d'Anjou, porte-parole de l'ACIA. Parmi les aliments dont l'entrée au Canada a été refusée au cours des 9 premiers mois de 2011, seuls 4 sur 37 étaient originaires de la Chine, une proportion peu alarmante.

Un seul inspecteur canadien en Chine

Combien l'ACIA compte-t-elle d'employés en Chine? Un seul, à Pékin. D'autres «agents se rendent en Chine et dans d'autres pays selon les besoins», a précisé Mme d'Anjou.

Tout serait donc parfait? Pas selon un rapport de juillet 2010 du vérificateur de l'ACIA. «À mon avis, la gestion de la salubrité des aliments importés de l'ACIA comporte des lacunes, lesquelles se traduisent par de multiples secteurs présentant des risques d'exposition qui nécessitent des améliorations considérables relatives aux processus de gouvernance, de contrôle et de gestion des risques», a écrit Peter Everson, dirigeant principal de la vérification de l'ACIA. Il a fait plusieurs recommandations, qui sont en train d'être mises en oeuvre.

Les supermarchés testent aussi la marchandise

Frédéric Alberro, ex-vice-président pour le Québec du Conseil canadien des distributeurs en alimentation (Loblaws, Metro, IGA, Costco, etc.), se veut aussi rassurant. «La salubrité alimentaire, c'est la priorité de nos membres», a-t-il indiqué.

Les grandes chaînes ont leurs propres contrôleurs de qualité pour inspecter la marchandise qu'elles importent elles-mêmes, a-t-il précisé. Sinon, elles font affaire avec des importateurs «reconnus et bien établis», a dit M. Alberro. «Mais bien entendu, chaque distributeur ne peut pas avoir son propre inspecteur dans chaque entreprise qui fournit les 30 000 à 40 000 produits qui sont dans les rayons», a-t-il reconnu.

Les transformateurs du Québec font aussi leurs propres analyses. «Il n'y a pas plus de problèmes avec les ingrédients qui viennent de la Chine que d'autres pays», a dit Christine Jean, directrice technique et réglementaire du Conseil de la transformation agroalimentaire et des produits de consommation (CTAC). «Évidemment, dans le cas du lait contaminé à la mélamine, on n'aurait pas pu le déceler, a-t-elle admis. Parce qu'on n'aurait même pas pu imaginer tester ce produit chimique-là.»

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