L’hiver dernier, de nombreux adeptes de plein air n’ont pu séjourner dans des refuges en raison des règles sanitaires liées à la COVID-19. Il s’agissait notamment de groupes d’amis qui ne correspondaient pas au concept de bulle familiale, ou encore de gens seuls ou de couples qui n’avaient pas les moyens de louer un refuge à eux seuls.

Marie Tison
Marie Tison La Presse

Cette année, les règles sont un peu moins contraignantes, notamment pour les groupes d’amis. En général, les unités d’hébergement qui ont la capacité appropriée pourront accueillir jusqu’à 10 personnes provenant d’adresses différentes, ou encore 3 cellules familiales.

Il existe toutefois encore des endroits où l’on conserve le concept d’une bulle familiale par refuge. Les détails diffèrent d’un organisme à un autre, ou encore au sein d’un même organisme. C’est notamment le cas de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

« C’est à géométrie variable », admet le porte-parole de la société, Simon Boivin.

Il y a plusieurs types d’hébergement possibles à la SEPAQ : chalets, yourtes, camps rustiques ou refuges. Contrairement aux camps rustiques, les chalets offrent de l’eau courante et de l’électricité. Ça semble simple. Sauf que l’hiver, on coupe l’eau et l’électricité dans certains chalets, qui tombent ainsi dans la catégorie des camps rustiques.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Les refuges rustiques peuvent accueillir les randonneurs pour la pause du midi, ou encore pour la nuit.

Les refuges sont encore plus rustiques. La grande différence, c’est que les randonneurs de jour peuvent avoir accès aux refuges pendant la journée, mais pas aux camps rustiques, qui demeurent à l’usage exclusif de ceux qui les ont loués.

En règle générale, la SEPAQ suit les recommandations de la Santé publique : un groupe d’au plus 10 personnes provenant de résidences différentes peut louer un chalet, un camp rustique ou un refuge.

Mais bizarrement, ce n’est pas le cas pour le parc national du Mont-Mégantic : il y a une limite d’une unité familiale par refuge.

À la SEPAQ, il n’est pas possible de passer une seule nuit dans un chalet ou un camp rustique : il faut réserver un minimum de deux nuitées. Heureusement, cette exigence disparaît pour les refuges, notamment pour ceux que fréquentent les skieurs et les raquetteurs de longue randonnée. D’ailleurs, ceux-ci doivent respecter des parcours préétablis dans certains parcs, dont celui des Monts-Valin et celui de la Gaspésie : pas question de rester une nuit de plus ici ou là, ou de concocter un parcours différent.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Dans le parc de la Gaspésie, il faut suivre un parcours préétabli pour la longue randonnée en ski nordique.

Il leur faut aussi louer le refuge en exclusivité. À la SEPAQ, il n’est pas encore revenu, le temps de partager des refuges avec de sympathiques inconnus.

Groupes mixtes, règles à suivre

Partager des refuges sera possible dans les refuges de la Traversée de Charlevoix, mais avec une série de règles à suivre. Les refuges de la grande traversée pourront accueillir 10 personnes s’il s’agit d’un même groupe, ou 8 personnes s’il s’agit de groupes différents.

« Ça nous permet d’exercer une certaine distanciation, ça met les gens plus à l’aise lorsqu’ils sont en présence de gens qu’ils ne connaissent pas », déclare Marie-Josée Grenier, de la Traversée de Charlevoix.

L’organisme recommande de porter le masque à l’intérieur. Mais si tous sont doublement vaccinés et si tous sont d’accord, il pourrait être possible de laisser tomber le masque.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Loger dans un refuge est un des grands plaisirs du plein air hivernal.

La Traversée de Charlevoix offre un certain nombre de refuges qui visent plutôt la courte randonnée. Ceux-ci doivent être loués en exclusivité par un groupe, ils ne peuvent être partagés par des gens qui ne se connaissent pas.

C’est d’ailleurs le cas pour la plupart des parcs et des organismes qui offrent des séjours en refuge, comme le Club de plein air de Saint-Donat ou les parcs régionaux de la Matawinie, de la Vallée Bras-du-Nord et de la Montagne du Diable. Il faut réserver un refuge en exclusivité, mais le groupe peut comprendre 10 personnes provenant d’adresses différentes (ou selon la capacité maximale du refuge ou du chalet).

L’hiver dernier, il n’était pas possible de dormir dans les abris de jour de la Montagne du Diable en raison de la COVID-19. Cet hiver, ils devraient être offerts de nouveau pour l’hébergement. Les refuges peuvent être réservés pour une nuit seulement, alors que les chalets et les minimaisons nécessitent une réservation d’au moins deux nuits.

À la Vallée Bras-du-Nord, il faut aussi réserver deux nuitées au minimum. On garde cependant une certaine flexibilité. « En ce qui concerne les refuges rustiques et les petites yourtes, on permet une location d’une seule nuit s’ils ne sont pas loués moins de 72 heures avant le séjour », confie Magalie Hurtubise, coordonnatrice aux communications de la Vallée Bras-du-Nord.

Bref, c’est une bonne idée de consulter le site internet et la page Facebook des divers organismes qui offrent de l’hébergement. On peut ainsi s’informer au sujet des dernières règles en vigueur. On peut aussi apprendre des choses étonnantes. Ainsi, les refuges du Sentier des caps de Charlevoix ont dû fermer temporairement pour cause de… punaises de lit. Heureusement, une firme d’extermination a traité tous les refuges et la presque totalité ont pu rouvrir leurs portes. Il n’y a pas que la COVID-19 qui guette les randonneurs.

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