Une chaloupe qui dérive paresseusement. Le silence. Une ligne à pêche qui plonge doucement sous la surface de l’eau. Puis, un léger frémissement. La ligne se raidit. L’action commence.

Marie Tison
Marie Tison La Presse

Pêcher peut être une activité extrêmement zen. Ça peut aussi être un véritable sport de combat. C’est souvent les deux. Encore faut-il savoir comment procéder pour avoir du plaisir. Or, la pêche peut être un monde un peu intimidant pour le non-initié.

Le ministère québécois de la Forêt, de la Faune et des Parcs, en collaboration avec divers partenaires, a décidé de créer un site internet pour aider les néophytes à se lancer dans l’aventure.

Consultez le site Le bonheur, c’est de pêcher

Parmi ces partenaires, on compte la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, la Fédération des pourvoiries du Québec, Réseau Zec et la SEPAQ.

« On a commencé à travailler là-dessus à un moment où on remarquait que le nombre de permis de pêcher vendus diminuait graduellement d’année en année », indique Emily Vallée, coordonnatrice aux communications de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

C’était important de faire une action pour défaire un peu les mythes liés à la pêche, pour encourager la relève, les nouveaux pêcheurs ou les anciens pêcheurs à aller pêcher.

Emily Vallée

Daniel Labonté, relationniste de presse au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, note que beaucoup d’organisations actives dans le domaine de la pêche avaient leurs propres sites internet. Elles proposent des vidéos, des conseils, des activités pour la relève, des forfaits, de la location d’équipement ou de l’hébergement.

Le site mise notamment sur l’humour et un ton familier pour apprivoiser cette nouvelle clientèle. Il suffit de jeter un coup d’œil sur la section des « Mythes et réalités » pour s’en convaincre : « La pêche, c’est pour les mononcles. » Vrai ou faux ?

« En fait, c’est un peu vrai, mais ce n’est pas ce que vous croyez, répond-on. C’est sûr qu’il y a des “mononcles”, à la pêche. À part ça, ce sont souvent eux [et les grands-papas !] qui initient les plus jeunes à la pêche. Au fond, il y a autant de types de pêcheurs que de truites dans les lacs du Québec : femmes, enfants, hommes, jeunes adultes, gangs de filles, gangs de gars, familles, en voulez-vous, en v’là ! »

Pas chère, la pêche

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Nicolas Bélanger-Jussaume taquine le poisson sur le bord de la rivière des Prairies, près du pont Viau.

Le site tient également à contrer l’idée que la pêche, ça coûte cher. « Pas besoin de partir deux semaines et de prendre l’avion pour le Nord pour profiter des plaisirs de la pêche, fait-on savoir. On peut faire un petit arrêt au fleuve et lancer sa ligne en revenant du bureau. Ou encore, pêcher à gué sur le bord d’un lac un samedi matin avec les enfants. »

Côté matériel, pas besoin non plus de vider son compte en banque. « Oubliez les sonars, bateaux et gros moteurs à gaz. Tout ce qu’il faut pour aller pêcher, c’est une canne, quelques leurres et quelques hameçons et un permis de pêcher », peut-on lire.

« Ça déconstruit ces mythes-là, se réjouit Emily Vallée. On réalise que n’importe qui peut s’adonner à la pêche. »

Il peut y avoir plusieurs versions de la pêche qui peuvent être amusantes pour tous les groupes d’âge.

Emily Vallée, coordonnatrice aux communications de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs

Une fois rassuré, l’aspirant pêcheur peut passer à l’étape suivante et se renseigner sur les différents types de pêche (à la ligne, à la mouche, à la traîne). Il peut s’informer sur le choix de son équipement de pêche. Il y a la canne et le moulinet, bien sûr, mais il faut aussi prévoir les leurres et les mouches, et commencer à se constituer un petit coffre à pêche.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

On peut avoir du plaisir à pêcher tout près de chez soi, comme ici au parc de Dieppe.

Il y a plusieurs trucs pour trouver un bon « spot » de pêche, apprendre à capturer son poisson et concocter une sortie de pêche réussie avec des enfants.

Le site donne également des informations sur les règles à connaître et sur les endroits où l’on peut passer à l’action. « Ce n’est pas évident pour quelqu’un qui commence de savoir que, pour pêcher, il peut aller dans une zec, une pourvoirie ou à la SEPAQ », indique Mme Vallée.

Et puis, une fois le poisson capturé, on fait quoi ? On apprend à le transporter, à le nettoyer (oui, vider son poisson, c’est vraiment une bonne idée), à le conserver et, enfin, à le cuisiner. Pour cela, on renvoie à certains sites bien utiles, comme les recettes de festin du pêcheur de Ricardo.

« L’engouement qu’ont connu les activités de plein air au Québec dans la dernière année laisse entrevoir un contexte favorable pour mettre en valeur tous les atouts de la pêche comme activité de loisir durant les vacances », indique Daniel Labonté.

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