Des mythes à déboulonner et des questions qui trouvent réponse dans l'univers du voyage et de l'aviation.

Publié le 7 déc. 2018
Stéphanie Morin LA PRESSE

«Ces volets hydrauliques, appelés volets sustentateurs, servent à augmenter la surface de portance de l'appareil à basse vitesse, explique Jean Castonguay, commandant et chef pilote des Airbus 330 chez Air Canada. Ils doivent être déployés tant à l'atterrissage qu'au décollage.»

Voici une explication simplifiée du commandant Castonguay: un avion arrive à voler grâce à l'effet de portance provoqué par le passage rapide de l'air sur les ailes. En ralentissant, la portance diminue et l'appareil a besoin d'étirer ses ailes - donc de déployer ses volets - pour voler à plus basse vitesse en toute sécurité.

En cas de panne de ces volets, l'avion peut tout de même atterrir sans problèmes ou danger, «mais la vitesse d'atterrissage sera plus élevée et la distance d'atterrissage sera plus longue, c'est tout».

«Ce sont des manoeuvres qui sont répétées à de nombreuses reprises dans des simulateurs, tout comme pour les pannes de moteurs», précise Jean Castonguay.