Un investissement de 100 millions de dollars pour ramener le Canada dans le palmarès des 10 destinations mondiales les plus populaires: voilà notamment ce que souhaitent plusieurs représentants de l'industrie touristique québécoise qui profitent de la campagne électorale pour interpeller les différents partis politiques fédéraux en leur soumettant 10 mesures pour que le pays retrouve une situation enviable.

Mis à jour le 26 sept. 2015
Nathaëlle Morissette LA PRESSE

Les montagnes Rocheuses, le rocher Percé et le Château Frontenac ont séduit depuis l'an 2000 beaucoup moins de visiteurs que par le passé. De huitième au palmarès mondial du tourisme cette année-là, le Canada a dégringolé au 17e rang en 2013, selon les données publiées par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). La France, les États-Unis et l'Espagne sont les trois pays qui attirent le plus grand nombre de visiteurs.

« C'est inacceptable! » a lancé jeudi Gilbert Rozon, président-fondateur du Groupe Juste pour rire et commissaire aux célébrations du 375e de Montréal lors d'une conférence de presse.

En plus de demander au gouvernement fédéral de verser à Destination Canada un budget initial de 100 millions pour « vendre » le pays sur la scène internationale, ces représentants de l'industrie souhaitent qu'Ottawa réduise les taxes imposées aux aéroports, élimine les exigences de visa pour les visiteurs brésiliens et mexicains et investisse dans les sites et parcs nationaux.

Peu de réponses

Au cours de cette rencontre avec les médias, il a toutefois été difficile de savoir sur quels atouts touristiques le Québec et le Canada devraient miser afin d'attirer de nouveaux visiteurs.

Yves Lalumière, président-directeur général de Tourisme Montréal, Christiane Germain, copropriétaire du Groupe Germain Hôtels, et Yan Hamel, président de l'Association québécoise de l'industrie touristique, comptaient aussi parmi ceux qui ont réclamé davantage de moyens pour aider l'industrie canadienne du tourisme.