Le Maroc devrait connaître une année touristique «très difficile», en raison de la crise économique mondiale, affirme le directeur général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT) Abdelhamid Addou, dans une interview au quotidien marocain L'Économiste.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«2012 sera certainement une année très difficile (...) il faut s'armer et redoubler d'efforts pour surmonter la situation», a-t-il dit en mettant en cause la crise économique et l'attentat terroriste de Marrakech en avril dernier, qui a causé la mort de plusieurs occidentaux.

M. Abdou a toutefois souligné que le Maroc avait terminé l'année «avec une progression légèrement positive» soit une hausse de 2% en nombre d'arrivées, et bien mieux que des pays comme la Tunisie et l'Égypte.

En 2010, le tourisme marocain a accueilli 7,9 millions de touristes étrangers, en grande partie européens, soit une hausse de l'ordre de 12% par rapport à l'année précédente.

Des investissements importants dans ce secteur sont toutefois prévus, en particulier en provenance de la région du golfe.

Fin novembre, le Maroc et trois fonds souverains de pays arabes du golfe (Qatar, Emirats, Koweit) ont signé cinq importants accords de coopération prévoyant notamment la création d'un fonds d'investissement touristique doté de plus de 2 milliards d'euros.

Important créateur d'emplois, le tourisme compte pour environ 7,5% du PIB du royaume. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le tourisme est la deuxième source de devises du pays, après les ventes de phosphates et les transferts étrangers.

Le FMI estime à entre 4,5 et 5% le taux de croissance du Maroc en 2011.

Le pays a enregistré une croissance d'environ 4,5% au cours des dernières années, et le nouveau gouvernement table sur une progression de 5,5% durant la période 2012-2016.