Fondé en 1062 par la dynastie berbère des Almoravides, Marrakech était alors une oasis de 13 000 hectares. Tous les caravaniers s'y arrêtaient pour s'y ressourcer. Aujourd'hui, la ville est tout aussi attirante aux yeux de voyageurs assoiffés de culture et de délices marocains.

Mis à jour le 28 janv. 2019
CATHERINE LEFEBVRE LA PRESSE

Pour les amoureux de l'image: La Maison de la photographie

Bon nombre de musées racontent l'histoire et la culture marocaines.

Pour sa part, la Maison de la photographie présente une perception un peu plus moderne de l'art marocain.

Au cours de notre passage, l'exposition temporaire Le Maroc des photographes était en cours.

Les oeuvres de photographes de renom, comme Antonia Cavilla et George Washington Wilson, rappelaient le Tanger d'hier, sa vie et ses familles.

L'idéal est d'y aller en fin de journée pour profiter de la terrasse sur le toit qui offre une vue à couper le souffle sur l'Atlas et la médina.

46, rue Souk Ahal Fassi (tout près du Musée de Marrakech)



http://maisondelaphotographie.m
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Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

Maison de la photographie

Pour bien manger: La table de Meriem El Guir

Situé au nord de la médina, un peu à l'écart du brouhaha du souk, le somptueux riad La Villa nomade est une bonne adresse d'hébergement pour un séjour des plus douillets dans la ville rouge.

De plus, c'est là que se cache l'une des meilleures tables de Marrakech.

La chef Meriem El Guir conçoit et réalise tous ses plats, seule dans sa cuisine.

Sur la carte, la plupart des mets sont typiquement marocains (couscous, tajine, tanjia et pastilla), mais elle y ajoute sa signature.

Ils sont donc minutieusement travaillés et souvent un peu allégés.

7, Derb El Martstane, Zaouia El Abbassia

www.lavillanomade.com

Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

Un des plats offerts par Meriem El Guir au riad La Villa nomade.

Pour un moment de détente: Le bleu Jardin Majorelle

Nommé en l'honneur du peintre orientaliste français Jacques Majorelle, le Jardin Majorelle est bien connu des adeptes d'Yves Saint Laurent.

C'est en 1980 qu'il en a fait l'acquisition avec son grand amour, Pierre Bergé. Une exposition sur YSL récapitule la carrière de ce grand couturier.

À côté du magnifique jardin, dans l'ancien atelier de Jacques Majorelle, se trouve le musée berbère dans lequel une petite exposition raconte l'histoire des différents peuples autochtones du Maroc.

Les habits et bijoux traditionnels exposés illustrent bien la créativité et la complexité des symboles du peuple le plus ancien d'Afrique du Nord.

Rue Yves-Saint-Laurent

http://www.jardinmajorelle.com/

Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

Le Jardin Majorelle

Pour de l'artisanat chic: La boutique Max & Jan

On trouve vraiment de tout pour tous les goûts et tous les portefeuilles dans le souk.

La boutique Max & Jan a toutefois de quoi plaire aux adeptes de beaux objets de qualité.

Ouverte il y a un peu plus de 10 ans par le tandem de créateurs belge et suisse Jan Pauwels et Maximilian Scharl, la boutique est remplie de créations uniques conçues et fabriquées au Maroc.

Sur le toit de la chic adresse, il y a aussi un restaurant où l'on sert des plats préparés à partir d'ingrédients bio et locaux.

14, rue Amsefah, Sidi Abdelaziz

https://maxandjan.com

Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

La boutique Max & Jan

Pour voyager dans le temps: Le Grand Café de la Poste

Situé dans le quartier Guéliz à l'extérieur de la médina, le Grand Café de la Poste est le plus ancien café de Marrakech.

Construit dans les années 20 à l'époque du protectorat français au Maroc, exercé de 1912 à 1956, le café servait aussi de comptoir postal.

Fermé pendant plusieurs années, il a rouvert ses portes en 2005.

Heureusement, le décor rappelle encore l'ambiance de ses premières années d'existence.

Au-delà du café, la carte de l'établissement inclut désormais les classiques d'une brasserie française, foie gras mi-cuit, croque-monsieur, blanquette de veau.

Mais on y trouve aussi des huîtres marocaines, des tajines de lotte et des keftas de boeuf.

Angle du boulevard El Mansour Eddahbi et de l'avenue Imam Malik



https://www.grandcafedelaposte.restauran
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Photo Catherine Lefebvre, collaboration spéciale

Le Grand Café de la Poste

Pour prendre le pouls de la ville: La place Jemaa el-Fna

De passage à Marrakech, il serait bête d'éviter la place Jemaa el-Fna. Des marchands de fruits s'imposent avec leurs kiosques éclairés généreusement.

Les charmeurs de serpents s'entendent de loin.

Les calèches annoncent leur arrivée au son du trot de leurs chevaux.

En soirée, les passants s'attroupent autour de petits groupes de musiciens qui proposent des concerts improvisés un peu partout sur la place.

Tous nos sens sont sollicités et cela résume bien l'atmosphère de Marrakech. Ça grouille de partout, c'est bruyant et ça sent bon les épices et les fruits mûrs.

Photo Getty Images

La place Jemaa el-Fna