Connue comme la Ville rose, la bouillonnante capitale du Rajasthan, forte de 3 millions d'habitants et de palais étonnants, mérite un séjour de découvertes.

Publié le 3 janv. 2019
SYLVAIN SARRAZIn LA PRESSE

Pour s'aérer dans un palais

Le Palais des vents

Non content d'arborer un nom charmant, le Palais des vents de Jaipur se veut également une merveille architecturale. Sa façade rosâtre, parée de quelque 1000 fenêtres, subjugue le visiteur au premier regard. Une fois à l'intérieur de cet édifice datant de 1799, on en découvre les cinq étages et les vues plongeantes sur les rues de cette ville-ruche. Il avait d'ailleurs été conçu pour que les (nombreuses) femmes du maharadja puissent observer l'agitation urbaine sans être aperçues des badauds. On peut aussi apprécier son ingénieux système de ventilation naturelle, justifiant son nom, fort appréciable lors des canicules.

Chemin Hawa Mahal

Photo Sylvain Sarrazin, archives La Presse

Le Palais des vents de Jaipur jouit d'un ingénieux système de ventilation naturelle, justifiant son nom.

Pour vivre l'ambiance de Bollywood

Le Raj Mandir

Il devrait être interdit de quitter l'Inde sans avoir assisté à une séance de cinéma à saveur bollywoodienne. Et pour ce faire, quelles meilleures salles que celles du Raj Mandir, véritable institution au Rajasthan ? Avec sa déco rétro, il compte de nombreuses salles où sont projetées les dernières productions de la machine cinématographique indienne. Même si certains films ne sont pas sous-titrés, la visite vaut le coup : hymne national chanté avant la projection, spectateurs qui huent les « méchants » et applaudissent les « gentils », femmes en sari qui dansent en même temps que les actrices. Bref, deux spectacles pour le prix d'un...

Chemin Bhagwant Das

Photo Sylvain Sarrazin, archives La Presse

Le cinéma Raj Mandir est une véritable institution au Rajasthan.

Pour colorer ses souvenirs

Les marchés des vieux quartiers

Jaipur est réputé pour les nombreux marchés qui émaillent ses vieux quartiers et donnent toutes sortes de couleurs éclatantes à la Ville rose. La spécialité locale demeure les joyaux et bijoux, notamment au Johari Bazar, où officient encore les orfèvres ; mais attention aux escroqueries, très en vogue dans la cité. On y trouve également de nombreuses boutiques de textiles où sont confectionnés de magnifiques saris et turbans, des étals d'épices bigarrés et agréablement odorants, ou encore, à l'approche de la fête du Holi, des poudres à teinter aux coloris flamboyants.

Photo Sylvain Sarrazin, archives La Presse

Jaipur est réputée pour les nombreux marchés qui émaillent ses vieux quartiers et donnent toutes sortes de couleurs éclatantes à la Ville rose.

Pour prendre d'assaut le passé

Le fort d'Amber

Les environs de Jaipur comptent de nombreux sites et édifices d'intérêt, au sommet desquels trône l'impressionnant fort d'Amber, à quelques kilomètres de la cité. Fondé au XIe siècle, il s'étale comme une immense colonne vertébrale de pierre à flanc de colline. L'assaut est rapidement donné par les vendeurs de souvenirs et de tours d'éléphant, mais on peut se réfugier à l'intérieur des fortifications pour y découvrir les anciens quartiers des souverains locaux et le magnifique Aram Bagh (le Jardin des plaisirs), l'impressionnant portique de Ganesh ou le Sheesh Mahal et son plafond émaillé de milliers de tuiles et petits miroirs.

Devisinghpura, Amber

Photo Sylvain Sarrazin, archives La Presse

Fondé au XIe siècle, le fort d'Amber s'étale comme une immense colonne vertébrale de pierre à flanc de colline.

Pour observer de drôles d'instruments

L'observatoire astronomique

Annexé au Palais des vents, l'observatoire astronomique (Jantar Mantar) constitue l'une des curiosités de Jaipur. On y compte 17 instruments de calcul et d'observation, dont certains présentent une taille démesurée. Le maharadja Jai Singh II avait ordonné ces constructions au début du XVIIIe siècle, pour l'aider dans les prises de décisions importantes en fonction de la position des astres et des planètes. Aujourd'hui désuet, il semble s'être transformé en une sorte de parc d'exposition d'art contemporain dans lequel il fait bon flâner et se reposer à l'ombre de ces géants de pierre.

À l'angle des chemins Jhotwara et Amer

Photo Sylvain Sarrazin, archives La Presse

On compte 17 instruments de calcul et d'observation à l'observatoire astronomique, dont certains présentent une taille démesurée.