(Vienne) La compagnie aérienne autrichienne Austrian Airlines (AUA), filiale du groupe Lufthansa, va reprendre progressivement ses vols le 15 juin après avoir cloué ses avions au sol en raison des restrictions imposées par le gouvernement pour endiguer la pandémie de coronavirus.

Agence France-Presse

« Les appareils d’Austrian Airlines vont redémarrer leurs vols réguliers le 15 juin après presque 90 jours de pause », a indiqué le transporteur dans un communiqué jeudi. « Le redémarrage va concerner les destinations européennes et Tel-Aviv », précise la compagnie.

Londres, Paris et Bruxelles compteront parmi les premières destinations à nouveau desservies. D’autres villes, y compris en Autriche, seront ajoutées à l’offre à partir du 22 juin. Au total, 37 destinations seront desservies d’ici la fin du mois. Les passagers seront dans l’obligation de porter un masque.

Mais AUA rappelle que ce nouveau programme de vol, adapté à la baisse des voyages liée au coronavirus et opéré par ses appareils de faible capacité, ne représente que 5 % de l’offre proposée l’année dernière à la même période.

Vienne étant une importante plateforme aéroportuaire de transit, Austrian précise attendre la reprise du trafic dans les autres pays et l’augmentation du nombre de voyageurs pour remettre en service ses vols longue distance. « Cela pourrait déjà être le cas en juillet », a précisé le directeur commercial Andreas Otto.

Le transporteur est en négociation avec le gouvernement autrichien pour une aide d’État. Au départ, il demandait 767 millions d’euros, mais les médias autrichiens ont récemment laissé entendre que ce montant pourrait être inférieur, ses employés ayant accepté des réductions de salaire. Quelque 7000 personnes sont actuellement salariées d’AUA.

Le gouvernement autrichien, dirigé par les conservateurs et les écologistes, souhaite assortir son aide d’une contrepartie environnementale. Celle-ci pourrait notamment comprendre une réduction des court-courriers et un investissement dans les carburants verts.

Austrian Airlines, dont la quasi-totalité des avions est à l’arrêt depuis le 18 mars, avait annoncé fin avril la réduction de 25 % de sa flotte à l’horizon 2022, conséquence du choc encaissé par le transport aérien.