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Deux banques russes victimes d'attaques informatiques

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Une véritable guerre virtuelle a commencé ces derniers jours en Ukraine et dans les pays engagés dans la pire crise diplomatique entre la Russie et les Occidentaux depuis la fin de l'Union soviétique en 1991.

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Agence France-Presse

Deux des plus grandes banques russes, VTB et Alfa, ont subi lundi des attaques de pirates informatiques contre leurs sites internet, alors que les attaques de ce type se sont multipliées avec la crise en Ukraine.

En fin de semaine, les sites internet du Kremlin, du ministère russe des Affaires étrangères, de la banque centrale russe et de l'agence publique d'information Ria Novosti, de même que l'OTAN pendant le week-end, avaient été ciblées par des «attaques par déni de service» ou DoS, autrement dit des attaques visant à saturer un service, un site internet.

La deuxième banque publique russe, VTB, a indiqué lundi que sa filiale de détail VTB24 avait subi le même sort.

«Le site de VTB24 a subi une attaque DoS. Les spécialistes de la banque ont réussi à résoudre le problème en 40 minutes», a indiqué un porte-parole à l'AFP, soulignant que le fonctionnement des agences et des distributeurs n'avait pas été perturbé.

Alfa Bank, qui appartient au milliardaire Mikhaïl Fridman, a dénoncé «une attaque DoS massive, qui a créé des difficultés pour les clients» pour accéder aux services de banque en ligne, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le site était de nouveau accessible en fin d'après-midi mais fonctionnait très lentement.

Une véritable guerre virtuelle a commencé ces derniers jours en Ukraine et dans les pays engagés dans la pire crise diplomatique entre la Russie et les Occidentaux depuis la fin de l'Union soviétique en 1991.

L'attaque qui a paralysé pendant plus d'une heure le site de la banque centrale vendredi est venue «de plus de 15 pays, y compris de Russie», a indiqué lundi à l'agence Prime une source au sein de l'institution.

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'OTAN a été la cible d'attaques revendiquées par des pirates ukrainiens se faisant appeler «CyberBerkout».

Leur nom fait référence aux «Berkout», les unités de la police antiémeute venues attaquer sur le Maïdan de Kiev les contestataires qui réclamaient la chute du président Viktor Ianoukovitch.

Quelques heures plus tard, le site créé par les autorités séparatistes de Crimée pour le suivi du référendum a été bloqué pendant une heure. Le gouvernement pro-russe de Crimée a accusé des pirates d'une université américaine, Urbana-Champaign, dans l'Illinois.

Avant que la crise ukrainienne n'atteigne son paroxysme, le pays se trouvait la principale cible d'un virus informatique très puissant, Snake, selon un rapport du groupe britannique de défense BAE Systems.




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