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Cybercriminalité : Microsoft veut un PPP

AFP
Strasbourg

Le responsable pour les systèmes de sécurité de Microsoft, Tim Cranton, a appelé lundi à Strasbourg à un partenariat public-privé pour lutter plus efficacement contre la cybercriminalité.

S'exprimant lors d'une conférence organisée au Conseil de l'Europe, M. Cranton a indiqué que le nombre d'ordinateurs dans le monde infectés par des virus ne cessait de croître, atteignant 63 000 par jour au second semestre 2006, une hausse de 11% sur la même période en 2005.

Selon le «Internet Fraud Complaint Center» du FBI qui recense les délits par internet, les dommages dus aux cybercriminels ont été de l'ordre de 200 milliards d'euros en 2006.

Le responsable de Microsoft a notamment évoqué les «bots», des robots qui piégent des ordinateurs à distance avec un logiciel espion, ceux-ci envoyant alors à leur insu des attaques vers des centaines d'ordinateurs qui serviront eux-mêmes de relais pour d'autres attaques.

«On a vraiment besoin de normes à l'échelle internationale et d'un véritable processus de partage d'informations» a-t-il ajouté devant la centaine de congressites, avant de préconiser une intensification de la coopération entre gouvernements, législateurs et d'autres partenaires «pour trouver les principes de sécurité et les outils contre la cybercriminalité».

Christian Aghroum, responsable de la lutte contre la criminalité liée aux technologies au ministère de l'Intérieur à Paris, a souligné qu'un spam (courriers publicitaires non sollicités) peut par exemple comporter un virus de type «cheval de Troie» de plus en plus difficile à détecter d'autant qu'il se présente souvent sous forme d'images.

Aujourd'hui, 90% des courriels sont du «spam», selon un document du Conseil de l'Europe présenté lundi.

M. Aghroum a également mis en cause l'honnêteté de certains «brocanteurs en ligne», déclarant que «lorsque vous trouvez une voiture à 10% de son prix, elle est ou volée ou fantôme».

Il a suggéré la création d'une «école européenne de technologie liée à la sécurité de l'information».

La Convention du Conseil de l'Europe sur la cybercriminalité, seul traité international contraignant dans ce domaine, sert de ligne directrice aux pays qui souhaitent développer une législation nationale complète contre la cybercriminalité et de cadre à la coopération internationale. 43 pays au monde l'ont signé et 19 l'ont déjà ratifiée.

Présents lundi à Strasbourg, des représentants d'Afrique du Sud, des Philippines, du Brésil ou d'Egypte ont fait savoir qu'ils réformaient leur loi nationale sur la base de cette convention.




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