(Düsseldorf) Au moment où les sports sont paralysés et que peu de tests sont effectués, le président de l’Agence mondiale antidopage cherche à convaincre les gouvernements de hausser leur financement dans la lutte contre les tricheurs.

James Ellingworth
Associated Press

Partout au monde, les tests antidopage sont presque complètement immobilisés en raison des restrictions liées au confinement, forçant les responsables de l’antidopage à trouver d’autres méthodes pour prendre les tricheurs en défaut. Ça signifie plus d’attention accordée aux enquêtes ainsi que des analyses des données des athlètes couvrant une plus longue période de temps.

Dans une entrevue accordée à l’Associated Press, Witold Banka a déploré le budget de 36 millions US (en 2019), « qui apparaît ridicule et qui est inférieur à celui d’une petite équipe de soccer », a-t-il déclaré.

Selon Banka, il est important de faire tout ce qu’il est possible pour augmenter le budget lié aux politiques antidopage. De son côté, ajoute-t-il, il va tenter de convaincre les gouvernements de faire une contribution additionnelle aux enquêtes, à la science et aux projets éducatifs.

Banka, un ancien ministre des sports et du tourisme en Pologne, veut également demander des sommes additionnelles aux commanditaires sportifs et au Comité international olympique à la suite de la pandémie du coronavirus.

En tenant compte du budget de l’organisation, mentionne Banka, l’AMA se trouve dans une situation très stable.

« (La pandémie) ne nous a pas affecté, il s’agit d’une vraiment bonne situation. Mais je pense au futur, je veux que l’AMA soit plus forte qu’aujourd’hui. Nous avons d’excellents experts et je suis sûr qu’avec un budget plus imposant, nous pouvons faire un bon travail dans d’autres aspects et être plus forts ».