(Paris) La Fédération internationale d’athlétisme a annoncé mardi qu’à des fins d’équité sportive, à un an des Jeux de Tokyo, elle allait mettre à disposition des athlètes sans commanditaire les chaussures bénéficiant des dernières avancées technologiques dont sont équipés certains des meilleurs mondiaux.

Agence France-Presse

Les athlètes portant des Nike Vaporfly, dont les lames de carbone à l’intérieur des semelles offrent une sensation de propulsion à chaque foulée, ont établi de nombreux records personnels et, dans les épreuves de longue distance, ont réussi 31 podiums sur 36 possibles lors des six principaux marathons au programme de l’année dernière.

Technologie révolutionnaire

Ces chaussures à la technologie révolutionnaire avaient immanquablement été accusées d’instaurer une concurrence déloyale.

La Fédération internationale d’athlétisme (World Athletics) avait déjà limité l’épaisseur de la semelle à 4 centimètres, une règle maintenue dans ses décisions approuvées la semaine dernière lors de son conseil.

Dans un communiqué publié mardi, l’instance sportive internationale annonce par ailleurs sa décision d’adopter un « système de mise à disposition des chaussures d’athlétisme » devant permettre à tous les athlètes de bénéficier des mêmes avancées technologiques.

Ces modifications visent à maintenir le statu quo technologique actuel jusqu’aux Jeux olympiques de Tokyo pour toutes les épreuves jusqu’à ce que le Groupe de travail sur les chaussures d’athlétisme nouvellement formé, comprenant des représentants des fabricants de chaussures et de la Fédération mondiale de l’industrie des articles de sport (WFSGI), fixe les paramètres permettant d’atteindre le juste équilibre entre innovation, avantage compétitif, universalité et disponibilité.

La Fédération internationale d’athlétisme, dans un communiqué

Le directeur général Jon Ridgeon a déclaré que le report des Jeux olympiques de Tokyo de 2020 (en 2021 en raison de la pandémie de coronavirus) avait donné à l’instance dirigeante « plus de temps pour consulter les parties prenantes et les experts et élaborer de nouvelles règles » en vigueur jusqu’à la fin de 2021.

« Nous disposons désormais d’une meilleure vue d’ensemble des technologies qui ont déjà investi le marché. Il nous faut fixer des règles qui permettront de maintenir le statu quo jusqu’après les Jeux olympiques de Tokyo », a-t-il encore dit.