(Lausanne) L’Agence de contrôle internationale (ITA), dont les programmes ont été ralentis depuis le début de la crise du coronavirus, se prépare à « augmenter » ses capacités durant l’été afin de « s’adapter » au report d’un an des Jeux olympiques de Tokyo, a-t-elle annoncé vendredi.

Agence France-Presse

La pandémie de coronavirus a entraîné « l’annulation et le report de nombreuses compétitions internationales », dont les JO de Tokyo-2020 et a rendu « impossibles les activités de contrôle (antidopage) à travers le monde comme cela était prévu », a expliqué l’ITA dans un communiqué au lendemain d’une réunion de son conseil, présidé par l’ex-ministre des Sports française, Valérie Fourneyron.  

L’ITA est préparée « pour augmenter ses capacités durant l’été afin de mener intelligemment les tests planifiés ou reprogrammés » alors que le programme antidopage des JO de Tokyo-2020 « est actuellement adapté » pour être mené jusqu’en 2021.

L’ITA a été mandatée par le Comité international olympique pour mener le programme de contrôles antidopage avant et pendant les JO de Tokyo.  

L’agence basée à Lausanne et qui a débuté ses activités en juillet 2018 a également annoncé vendredi qu’elle avait achevé sa mission de réanalyse des échantillons prélevés durant les JO de Londres-2012 qui ont révélé « plus de 80 violations des règles antidopage et ont conduit à des réallocations de médailles ».

Concernant les JO de Rio-2016, la stratégie est « d’attendre le plus longtemps possible jusqu’à ce que des méthodes de détection non disponibles au moment des prélèvement le deviennent », a précisé l’ITA à l’AFP. Le délai de réanalyse des échantillons concernant les JO de Rio est de 10 ans et court donc jusqu’à août 2026, a précisé l’agence.  

Un programme de réanalyse a jusque là été mené concernant les JO de Pékin-2008, Vancouver-2010 et Londres-2012.

L’ITA a également indiqué qu’elle « finalisait » la construction en Suisse, dans un lieu « qui ne sera pas révélé », d’un site de stockage centralisé ds échantillons prélevés par les agences nationales antidopage. Ces échantillons seront conservés jusqu’à 10 ans.

Début avril, un porte-parole de l’ITA avait estimé que la lutte contre le dopage était « très impactée » par la crise du coronavirus, car les mesures de restriction prononcées par les différents États ont « compliqué la logistique des contrôles hors compétitions ».