Leylah Annie Fernandez devait regagner le court ce jeudi. « Je prévois de recommencer à frapper la balle pendant une heure, une heure et demie, a-t-elle dit en entrevue mercredi. Puis, la semaine prochaine, un peu plus sérieusement. »

Frédérick Duchesneau Frédérick Duchesneau
La Presse

Théoriquement à mi-chemin, environ, entre la fin de sa saison 2020 et le début de la prochaine, la jeune joueuse – qui a fêté ses 18 ans il y a à peine deux mois – a repris le travail cette semaine.

« J’ai fait beaucoup d’entraînement pour renforcer mon corps un peu plus en vue de la prochaine saison », indique-t-elle.

Le brouillard demeure dense, cela dit, en ce qui a trait au début de cette saison 2021. Aucun tournoi ne figure officiellement au calendrier pour le moment, en raison des complications entourant la pandémie.

J’aimerais bien jouer quelques tournois avant les Internationaux d’Australie, mais, non, on ne sait pas encore.

Leylah Annie Fernandez

Quant à la tenue de cette première manche du Grand Chelem de la saison, aux dernières nouvelles, l’organisation tentait toujours d’en venir à une entente avec le gouvernement et les autorités de la Santé publique à propos des protocoles sanitaires, selon des médias australiens.

En principe, le premier tournoi majeur de l’année, à Melbourne, aura lieu du 18 au 31 janvier.

En 2020, la Montréalaise avait réussi à y accéder au terme des qualifications.

Ascension rapide

Leylah Annie Fernandez sort à peine d’une saison exceptionnelle au cours de laquelle elle a bondi du 209e au 88e rang mondial. De toutes les joueuses qui la devancent au classement, seule l’Américaine Cori Gauff, 47e à 16 ans, est plus jeune qu’elle.

Après avoir compilé une fiche de 20-10 cette année, la Canadienne ne cache pas son ambition pour la prochaine.

J’aimerais bien la finir top 10. Et peut-être gagner quelques rondes de plus dans les Grands Chelems. Me rendre en quart, même en demi-finale.

Leylah Annie Fernandez

Ces derniers mois, elle a atteint le second tour des Internationaux des États-Unis – battue par la deuxième favorite, Sofia Kenin – et le troisième tour à Roland-Garros, éliminée par la septième favorite et double championne de Wimbledon, Petra Kvitová.

Malgré sa rapide ascension au classement, Fernandez a beaucoup de boulot devant elle pour rejoindre le groupe des 10 meilleures du monde au cours des 12 prochains mois.

Que voudrait-elle améliorer dans son jeu pour continuer à gravir les échelons ?

« Il y a quelque chose que j’aimerais bien travailler, que je vais garder entre mon coach et moi. Mais, honnêtement, on va travailler un peu tout de mon jeu, essayer de rendre mes coups un peu plus précis, un peu plus profonds et un peu plus rapides pour pouvoir jouer avec les top 10 au monde », énumère-t-elle.

« Je pensais que j’allais gagner Acapulco »

Si la jeune joueuse a bien terminé l’année à Roland-Garros, elle l’avait également bien commencée.

Après s’être qualifiée pour les Internationaux d’Australie, elle avait enchaîné en surprenant la Suissesse Belinda Bencic, alors 5e mondiale, lors du tournoi de la Fed Cup.

Puis, toujours en février, elle s’est rendue en finale du tournoi d’Acapulco, s’inclinant (4-6, 7-6 et 1-6) face à la Britannique Heather Watson.

Lorsqu’on lui demande si la rapidité de sa progression l’a elle-même étonnée, Leylah Annie Fernandez a cette réponse franche.

« Non. Honnêtement, je pensais que j’allais gagner le tournoi d’Acapulco. Et peut-être me rendre un peu plus loin à Roland-Garros. J’ai eu un peu de malchance. Je ne suis pas surprise, je m’attendais même à un peu plus. Mais je vais pouvoir finir l’année dans le top 100. C’est quand même bon. »

Top 100 à 18 ans, top 10 à 19 ans ? Aucun doute dans son ton. Elle y croit.