C’est un temps fort de l’histoire du tennis canadien qu’on a vécu cette semaine à Madrid avec la poussée de l’équipe masculine jusqu’en finale de la Coupe Davis.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Tennis Canada avait d’ailleurs bien compris l’importance de l’évènement en déléguant non seulement ses meilleurs joueurs, mais aussi de nombreux spécialistes pour les appuyer et les encadrer.

Dans les gradins, en plus des quelques centaines d’amateurs canadiens, ce sont aussi de nombreux employés de l’organisme qui ont soutenu bruyamment les joueurs tout au long de la semaine.

Louis Borfiga, grand responsable du développement des joueurs à Tennis Canada, était évidemment à Madrid, et il n’a pas manqué de souligner la signification de la performance canadienne. « C’est un signal très fort que nos joueurs ont envoyé cette semaine, a-t-il dit en entrevue. Ça fait déjà quelques années que notre équipe a fait sa place dans ce qui était le Groupe mondial dans l’ancienne formule de la Coupe Davis.

« Mais là, elle vient de montrer qu’elle est une véritable prétendante au titre. On avait deux "gamins" sur le court aujourd’hui [dimanche] pour affronter la grande équipe d’Espagne, avec tous leurs meilleurs joueurs de leur génération, Nadal, Lopez, des joueurs avec beaucoup d’expérience. Ils devaient le faire à Madrid, devant des milliers de spectateurs espagnols, et n’ont pas été déclassés, bien au contraire.

« Denis [Shapovalov] et Félix [Auger-Aliassime] seront là pendant encore plusieurs années et, avec Vasek [Pospisil], Milos [Raonic] et les autres, c’est très clair qu’ils ont les moyens pour remporter la Coupe Davis à plusieurs reprises au cours des prochaines années. »

Borfiga en a profité pour souligner la contribution de Pospisil. « Il a vraiment été remarquable, en simple, mais surtout en double. Il a beaucoup d’expérience en Coupe Davis et, avec la retraite de Daniel Nestor, il peut vraiment aider nos jeunes à bien gérer la pression très forte qu’il y a en Coupe Davis. »

Déjà, Borfiga pense à l’avenir. « Nos jeunes seront là encore longtemps, mais il ne faut pas relâcher nos efforts. Il faut continuer à développer des joueurs, comme l’ont fait l’Espagne, la France, pour s’assurer de rester avec les meilleures nations. »