(Montréal) L’abandon de Gaël Monfils, quelques minutes avant son match de demi-finales contre Rafael Nadal samedi soir à la Coupe Rogers de Montréal, coûtera cher à Tennis Canada, a admis le directeur du tournoi Eugène Lapierre.

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse canadienne

Car, quelques minutes après l’annonce, les organisateurs du tournoi ont annoncé qu’ils rembourseraient tous les détenteurs de billets pour le programme de soirée prévu samedi.

Mais heureusement pour eux, ils avaient acheté une assurance afin de couvrir les imprévus qui pouvaient survenir pour les deux demi-finales et la finale, qui opposera Daniil Medvedev à Nadal au stade IGA à compter de 16h dimanche.

«Vous savez, une séance comme celle-là, c’est tout près d’un million, a d’abord expliqué Lapierre. Et pour la première fois cette année, nous avions pris une assurance. Ça ne couvrira évidemment pas tous les coûts — il va falloir qu’on jette un œil sur les détails du contrat — mais nous pensons pouvoir récupérer peut-être un demi-million de dollars.

«Mais quand même, ça va faire un trou de quelques centaines de milliers de dollars. Ça risque néanmoins d’être une année record, bien que nous aurions préféré nous en passer (de l’abandon de Monfils), mettons», a-t-il poursuivi.

Selon Lapierre, il est maintenant monnaie courante parmi les tournois professionnels du calibre de la Coupe Rogers de se procurer des assurances pour parer aux imprévus lors des matchs les plus populaires.

«Des événements semblables se sont déjà produits par le passé, a rappelé Lapierre. Je me souviens notamment d’une année, au Masters de Miami, où les deux matchs de demi-finales avaient été annulés en raison des intempéries. C’était un cauchemar. Le circuit (de l’ATP) a donc commencé à chercher des ententes abordables pour les organisateurs des tournois. Ça s’est développé récemment, et lorsqu’on nous l’a offert, nous avons dit : "Oui, pourquoi pas?".»

Évidemment, tous ces ennuis ne se seraient pas produits si le stade IGA était doté d’un toit rétractable. D’ailleurs, Tennis Canada tente depuis des années de trouver le financement nécessaire pour un tel projet, que Lapierre aimerait concrétiser plus tôt que tard.

«Si nous avions eu un toit hier soir (vendredi), et bien il (Monfils) n’aurait pas eu à faire un marathon aujourd’hui, a noté le principal intéressé. Mais vous savez, ce genre de problème se produit chaque année, et comme je l’ai déjà dit, si nous voulons assurer la pérennité de cet événement, alors il nous faudra un toit.»

D’ici là, Lapierre compte bien profiter de la finale entre Nadal et Medvedev — sous un soleil radieux.

«Ce sera un combat des générations. Nadal a commencé de la même façon quand il a affronté (Andre) Agassi ici en 2005, et là il affronte un jeune de 23 ans qui veut faire sa marque sur le circuit. On s’attend donc à une belle bataille entre ces deux joueurs», a-t-il résumé.

Il est à noter que les organisateurs du tournoi diffuseront sur les écrans géants du stade IGA avant la finale masculine celle des dames, à la Coupe Rogers à Toronto, entre la Canadienne Bianca Andreescu et l’Américaine Serena Williams. Celle-ci commencera vers 13h30.