Le finaliste sortant de Wimbledon Marin Cilic s'est fait submerger par le retour de l'Argentin Guido Pella lors d'une partie interrompue mercredi par la pluie, alors que Rafael Nadal a vogué vers le troisième tour.

Mis à jour le 5 juill. 2018
Ludovic Luppino AGENCE FRANCE-PRESSE

Novak Djokovic a aussi franchi le cap sans problème jeudi, malgré une alerte au genou gauche. C'est terminé en revanche pour Stanislas Wawrinka qui n'a pas enchaîné après son succès prometteur face au Bulgare Grigor Dimitrov.

La pluie a cassé l'élan de Cilic

Mercredi, le Croate avait pris une option sur la victoire en menant 6-3, 6-1, 3-1. Mais la pluie est venue tout gâcher. Le jeu avait pu reprendre quelques minutes, le temps pour Pella (82e) de prendre l'avantage (4-3) dans le troisième set avant l'arrivée d'une nouvelle averse qui avait mis fin à la journée. Jeudi, l'Argentin, qui n'avait jamais gagné un match à Londres avant cette année, s'est déchaîné et a fini par avoir la peau du 5e mondial (3-6, 1-6, 6-4, 7-6 (7/3), 7-5) et créer une énorme surprise.

Finaliste l'an passé, finaliste aussi aux Internationaux d'Australie et champion du Queen's lors de la préparation, Cilic faisait figure d'épouvantail au All England Club. Mais, sur le court numéro 1, il sentait moins les coups que la veille. «J'étais moins précis, j'ai raté des balles faciles et je lui ai donné une chance de revenir», a expliqué le lauréat de l'US Open 2014. «La pluie m'a beaucoup aidé, a avoué de son côté Pella. J'ai joué différemment aujourd'hui. J'étais plus agressif et je l'ai mis dans une situation inconfortable.» Cilic, lui, n'a «pas eu de chance avec la pluie».

Nadal à une victoire de garder le trône

Le champion espagnol ne s'est pas amusé face au Kazakh Mikhail Kukushkin, 77e mondial, mais il a su faire le job en trois manches (6-4, 6-3, 6-4). Il ne lui manque plus qu'une victoire désormais pour être assuré de garder le trône de l'ATP à l'issue du tournoi. Et ce même si son dauphin, Roger Federer, conserve le trophée le 15 juillet.

Comme l'an passé, il n'a pas concédé le moindre set lors de ses deux premiers matches. «Aujourd'hui c'était un bon test face à un joueur coriace, surtout sur gazon», a apprécié le Majorquin de 32 ans qui n'a plus dépassé les huitièmes de finale depuis 2011 et sa dernière finale perdue face à Novak Djokovic.

Le niveau va peut-être monter d'un cran au prochain tour pour le double champion du All England Club (2008, 2010), opposé à l'espoir australien Alex De Minaur (19 ans, 80e).

Une 60e victoire pour Djokovic

Le triple lauréat du tournoi s'est offert une 60e victoire au All England Club en rendant une bonne copie: 15 aces, 31 coups gagnants pour seulement 4 fautes directes contre 28 pour Horacio Zeballos dépassé par sa supériorité (6-1, 6-2, 6-3). Le trentenaire argentin, ex-39e mondial tombé au 126e rang, découvrait ce stade de la compétition après cinq échecs dès son entrée en lice. Concentré et appliqué de bout en bout, l'ancien numéro 1 mondial (22e aujourd'hui) ne lui a donc laissé aucune chance. Seul bémol pour «Djoko»: une alerte au genou gauche qui a nécessité l'intervention d'un kiné à 4-3 dans le dernier set. Sans conséquence toutefois pour la suite de la rencontre.

La frustration de Wawrinka

Le Suisse espérait enclencher une nouvelle dynamique en écartant le 6e mondial Dimitrov. Mais l'Italien Thomas Fabbiano, 133e mondial, a mis fin à cette courte embellie en trois manches (7-6 (9/7), 6-3, 7-6 (8/6)). «Cela fait un an que je me bats pour revenir... On a envie d'aller plus loin, de voir plus loin. C'est frustrant», a déploré l'ancien numéro 3 mondial tombé au 224e rang après 12 mois difficiles. Il avait mis un terme à sa saison 2017 à Wimbledon après un échec d'entrée face à l'espoir Russe Daniil Medvedev. La suite? Une double opération du genou gauche et un retour en 2018 qui n'a jusqu'ici guère été concluant. C'est sa troisième élimination de suite avant le troisième tour en Grand Chelem.