Source ID:1456; App Source:BreakingNewsEntity

La Croatie rejoint la France en finale

Même émoussés physiquement par des prolongations en huitièmes... (PHOTO REUTERS)

Agrandir

Même émoussés physiquement par des prolongations en huitièmes puis en quarts, avec supplément tirs au but dans les deux cas, les «Vatreni» n'ont jamais baissé les bras.

PHOTO REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Corentin DAUTREPPE
Agence France-Presse
Moscou

La Croatie, renversante et héroïque, a battu l'Angleterre, mercredi en demi-finale du Mondial-2018 (2-1 a.p.), pour s'offrir la première finale de son histoire, dimanche face à la France, 20 ans après une demie d'anthologie entre les deux pays.

Mario Mandzukic a marqué le but vainqueur en... (Photo Darren Staples, Reuters) - image 1.0

Agrandir

Mario Mandzukic a marqué le but vainqueur en prolongation.

Photo Darren Staples, Reuters

Lilian Thuram ne sera plus là pour marquer un doublé sorti de nulle part mais les Français, qui disputeront dimanche leur troisième finale mondiale en 20 ans (une gagnée en 1998, une perdue en 2006), partiront quand même avec l'étiquette de favori... D'autant plus qu'ils ont eu un jour de récupération en plus et 30 minutes de jeu en moins lors de leur victoire 1-0 contre la Belgique mardi.

Au total, les Croates ont disputé trois prolongations en 8e, quart et demi-finale, soit l'équivalent d'un match supplémentaire en dix jours.

Mais, emmenés par leur formidable capitaine Luka Modric et qualifiés grâce à des buts d'Ivan Perisic (68e) et Mario Mandzukic (109e), ils promettent de vendre chèrement leur peau. L'Angleterre, qui avait ouvert le score par Kieran Trippier sur coup franc (5e), l'a appris à ses dépens.

Kieran Trippier (à genoux) célèbre son but avec... (REUTERS) - image 2.0

Agrandir

Kieran Trippier (à genoux) célèbre son but avec le capitaine Harry Kane.

REUTERS

Croates émoussés

Même émoussés physiquement par des prolongations en huitièmes contre le Danemark puis en quarts contre le pays hôte russe, avec supplément tirs au but dans les deux cas, les «Vatreni» (enflammés) n'ont jamais baissé les bras, géré au mieux temps forts et temps faibles... Et surpris les Anglais qui se voyaient peut-être un peu tôt déjà qualifiés pour la deuxième finale de leur histoire, après celle gagnée à domicile en 1966.

Il faut dire que ces derniers avaient parfaitement débuté la rencontre: jolie roulette de Jesse Lingard, passe dans le bon tempo pour Dele Alli et le capitaine croate Luka Modric qui fait faute à l'entrée de sa surface. Cinq minutes de jeu, coup franc direct de Kieran Trippier, but.

Mais pendant que Jesse Lingard manquait le cadre sur un caviar d'Harry Kane (35e) et que ce dernier perdait son face-à-face avec Danijel Subasic avant d'être signalé hors-jeu (30e), l'expérience de la Croatie, deux ans plus âgée en moyenne que son adversaire mercredi, a fini par faire son oeuvre. Et le physique est revenu.

Menaçants en fin de première période, les Croates ont confié leur sort à quelques individualités: c'est ainsi qu'Ivan Perisic a jailli devant Walker pour expédier acrobatiquement un centre de Sime Vrsaljko dans le but anglais (68e).

Ivan Perisic célèbre le but égalisateur de la... (AFP) - image 3.0

Agrandir

Ivan Perisic célèbre le but égalisateur de la Croatie.

AFP

Vrsaljko sur sa ligne

Le même Perisic a trouvé le poteau quatre minutes plus tard, pendant que l'arrière-garde anglaise était en pleine panique et avant que le vétéran Mario Mandzukic, qui venait de perdre deux duels devant Pickford (83e, 105e), ne libère les spectateurs croates sur une déviation de la tête de Perisic, encore, élu homme du match (109e).

«C'est incroyable», a réagi Mandzukic après la rencontre, sur BeIn Sports. «Ce n'est pas vraiment un miracle, on a accompli quelque chose que seuls les grands joueurs peuvent accomplir. On a joué avec le coeur.»

Entre temps, le latéral Vrsaljko qui était sorti sur blessure face à la Russie et était un temps incertain, avait trouvé le moyen de repousser de la tête et sur sa ligne une tête superbe du défenseur de Manchester City, John Stones (99e).

«On est dégoûtés», a déploré Harry Kane au coup de sifflet final, sur BeIn Sports. «Ca fait mal, ça fait vraiment mal. Ça va faire mal pendant un moment, évidemment. On va garder la tête haute. C'était un voyage incroyable, on est allé plus loin que personne ne le pensait.»

Si la défaite des Anglais est aussi cruelle que porteuse d'espoirs, les Croates ont amplement mérité cette première finale de leur histoire.

En 1998, la génération Davor Suker, actuel président de la fédération croate, avait terminé à la troisième place de la Coupe du monde 1998 après une défaite 2-1 en demie contre la France.

Aller un cran plus loin est déjà une consécration pour la génération de Luka Modric, plus que jamais prétendant à un premier Ballon d'Or. Mais la Croatie visera sans doute encore un cran plus haut, dimanche dans le même stade Loujniki de Moscou. En souvenir de Lilian Thuram et de cette cruelle défaite en demi-finale...




À découvrir sur LaPresse.ca

Infolettre Rondelle Libre
Recevez en primeur le billet quotidien de Mathias Brunet

la boite: 1600166:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer