Les gros évènements se sont succédé, mais l'Impact n'est pas parvenu à remplir son stade Saputo agrandi. Avec une moyenne inférieure à 15 000 spectateurs lors des trois derniers matchs, la direction n'a pas caché son étonnement, mais va maintenant multiplier les tentatives de séduction au cours des prochaines semaines.

Pascal Milano LA PRESSE

Juin avait pourtant tout pour plaire au public montréalais. En plus de la réouverture de l'enceinte de 20 000 places, le joueur désigné Marco Di Vaio a fait ses débuts tant attendus, mercredi. Et avant cette humiliation de 3-0 contre Toronto, le onze montréalais avait même disputé ses deux matchs les plus aboutis en étrillant Seattle (4-1), puis Houston (4-2). L'Impact a donc le sentiment d'avoir rempli ses promesses formulées au début de la saison sans avoir obtenu la réaction populaire espérée.

«Nous sommes en progression, mais elle est peut-être un peu moins rapide par rapport à nos attentes, a convenu le vice-président exécutif, Richard Legendre. Il faut que nous soyons patients, à l'écoute et que nous allions au devant des gens. Car au niveau des gros enjeux, je pense que nous avons pas mal livré la marchandise.»

Trêve internationale

L'entrée du club dans la MLS s'est pourtant fait par la grande porte avec des assistances de 58 000 et 60 000 spectateurs lors du match d'ouverture, puis la venue du Galaxy de Los Angeles. En moyenne, l'Impact a drainé près de 36 500 personnes au Stade olympique.

Attiré par le côté évènementiel de ces rendez-vous, le public montréalais s'est ensuite fait moins assidu au stade Saputo. Pour Legendre, la trêve internationale, du 26 mai au 16 juin, a porté un dur coup à l'Impact.

«On a senti un buzz lors des six premiers matchs au Stade olympique qui s'est un peu dissipé au fil de la saison. Le fameux trois semaines sans match a fait que nous avons été absents de l'actualité alors que nous étions en tête de liste au mois d'avril et de mai.»

La moyenne décevante depuis le 16 juin s'explique également par la relative faiblesse des ventes d'abonnements de saison.

Tandis que le club tablait sur 13 000 abonnés en 2012, seuls 8000 passionnés ont opté pour cet engagement annuel. Du coup, l'Impact doit redoubler d'ardeur lors de chaque match pour se rapprocher de ses objectifs.

«Avec 13 000 billets de saison, nous prévoyions une assistance de 17 500 personnes par match. Même s'il y a une bonne réaction en termes de ventes individuelles, il va falloir continuer à travailler pour rattraper l'écart», a convenu Legendre, en ajoutant que l'Impact avait doublé ses abonnés par rapport à 2011.

Des billets à cinq dollars

Le prix des billets sur les sites de revente donne une bonne idée de la popularité d'une équipe. En date d'hier, il était possible de se procurer des places pour le prochain match de l'Impact, le 4 juillet contre Kansas City, à partir de 5 $. Samedi dernier, ils sont même descendus à 1 $ pour la visite de Houston.

«Malheureusement, cela vient du fait qu'il y a de la disponibilité. Il y avait 12 000 personnes au match de samedi et donc, énormément de disponibilité. Ce n'est pas une situation que nous souhaitons et il va falloir travailler en termes de promotion et de rapprochement avec le public», a expliqué Legendre.

Tout en réfutant que les billets soient trop chers, il a estimé que le club allait regarder la structure des prix en vue de l'an prochain. En attendant, l'Impact a annoncé une série d'initiatives dont un après-midi porte ouvertes, le 5 juillet prochain, au stade Saputo.

Assistances moyennes en 2012 dans la MLS

Les 5 premiers

Sounders de Seattle 39 514

Galaxy de Los Angeles 21 982

Dynamo de Houston 21 916

Timbers de Portland 20 438

Sporting Kansas City 19 364

Les 5 derniers

Chivas USA 13 291

FD Dallas 13 255

Crew de Columbus 13 219

Revolution de la Nouvelle-Angleterre 11 819

Earthquakes de San Jose 11 688

En comparaison

Moyenne de la MLS 18 650

Impact au Stade olympique 36 498

Impact au stade Saputo 14 627