Les joueuses de l’équipe canadienne de soccer cherchent à mettre la touche finale à une année en or en disputant le premier de deux matchs contre le Mexique, ce samedi.

Publié le 27 nov. 2021
Neil Davidson La Presse Canadienne

Les championnes olympiques, classées au sixième rang mondial, croiseront le fer avec leurs adversaires à Mexico City avant de se préparer pour le deuxième duel, mardi.

Pour le Canada, c’est une occasion de porter à cinq sa séquence de victoires et à 12 sa série de matchs sans défaite (8-0-4 en incluant les résultats aux Jeux olympiques de Tokyo) depuis sa défaite de 2-0 aux mains du Brésil, le 24 février, lors de la Coupe SheBelieves à Orlando.

Les Canadiennes présentent un dossier de 9-2-4 cette année et leur seul autre revers est survenu dans ce tournoi à Orlando, quand les États-Unis ont gagné 1-0 à leurs dépens.

La Coupe SheBelieves a marqué les débuts de Bev Priestman comme entraîneuse et la gardienne Kailen Sheridan croit que c’est ce qui a donné le ton à l’année.

« C’était une grosse formation au camp. Dans la plupart des cas, c’était un nouveau personnel aussi, a mentionné Sheridan. À ce moment, je pense que tout le monde savait que ce serait une année extrêmement compétitive et Bev nous a inculqué ça. Nous avions comme mentalité de comprendre Bev et de comprendre ce que nous pouvions accomplir en équipe. Ça nous a profité cet été et ça nous profite encore aujourd’hui. »

Priestman a fait venir de nouveaux visages, affirmant que les joueuses apportent leur talent ainsi « qu’un désir et une soif de faire tout ce qu’elles peuvent pour porter le chandail du Canada ».

Sheridan, qui s’est remise d’une intervention chirurgicale pour faire partie de l’équipe olympique, en sait beaucoup sur la compétition.

Le Canada regorge de talent au poste de gardienne de but.

La gardienne de 38 ans Erin McLeod a participé à 119 matchs de l’équipe nationale alors que Stephanie Labbé, 35 ans, a pris part à 85 parties. Âgée de 26 ans, Sheridan a disputé 14 matchs alors que Sabrina D’Angelo, 28 ans, a participé à huit affrontements.

« C’est une dynamique intéressante parce qu’il n’y en a qu’une seule qui va jouer et c’est ce que nous voulons. Nous savons que les autres le veulent aussi, a dit Sheridan. Nous allons nous pousser au meilleur de nos capacités. Si je m’améliore chaque jour, ça va faire en sorte qu’elles voudront s’améliorer chaque jour. Et vice-versa. »

La profondeur du Canada s’est mise en évidence quand D’Angelo a subi une blessure au camp, au Mexique. Priestman a fait appel à la jeune de 19 ans Anna Karpenko comme remplaçante.

Les matchs contre le Mexique, qui occupe le troisième rang de la CONCACAF derrière le Canada et les États-Unis, offrent à l’équipe de Priestman une occasion de jouer en altitude contre un adversaire direct.

Le Canada a remporté cinq victoires de suite contre le Mexique et il est invaincu à ses 14 dernières rencontres (12-0-2) depuis une défaite de 2-1 en mars 2004. Sa fiche globale contre les Mexicaines est de 22-1-2.

La seule défaite a toutefois été coûteuse. Elle s’est produite en mars 2004, lors des demi-finales de la CONCACAF à San José, au Costa Rica, et elle a privé l’équipe nationale féminine d’une place aux Jeux olympiques d’Athènes.

Les Canadiennes ont joué deux fois depuis leur triomphe olympique à Tokyo, battant la Nouvelle-Zélande 5-1 à Ottawa et 1-0 à Montréal. Ces victoires ont marqué le coup d’envoi de ce qui a été surnommé la « Tournée Célébration ».

L’équipe de Priestman devrait jouer des matchs à l’extérieur pendant la fenêtre internationale de février. Canada Soccer a déclaré que la Tournée Célébration se poursuivra avec des parties à domicile au printemps prochain.

Les Canadiennes se préparent aussi pour le championnat féminin de la CONCACAF en juillet prochain, qui déterminera la qualification pour la Coupe du monde de 2023 et les Jeux olympiques de 2024.

Pendant ce temps, l’équipe canadienne suivra avec intérêt les résultats du Ballon d’Or, qui seront annoncés lundi. La capitaine Christine Sinclair, Ashley Lawrence et Jessie Fleming font partie des 20 finalistes pour le titre de joueuse de l’année à travers le monde.

Sinclair est également en lice pour le titre de meilleure joueuse de la FIFA. Priestman est finaliste pour le titre de meilleure entraîneuse de la FIFA alors que Labbé tentera de remporter le titre de meilleure gardienne de but de la FIFA. Les gagnantes seront annoncées le 17 janvier.