(Toronto) Une délégation de la FIFA a conclu ses visites dans les villes candidates à la Coupe du monde de 2026 avec un arrêt à Toronto, lundi, ayant déjà vu le soccer canadien dans un contexte très semblable à celui de l’hiver à Edmonton.

Neil Davidson La Presse Canadienne

« C’était très froid mais l’atmosphère était très chaleureuse, a déclaré Colin Smith, responsable des tournois et évènements de la FIFA, à propos d’Edmonton, où son groupe a vu les Canadiens battre le Mexique 2-1 mardi dernier, devant une foule annoncée de 44 212 personnes, au Commonwealth Stadium.

« Avoir la passion de la foule dans ces conditions était tout simplement fantastique. Ça montre le soutien qu’il y a pour ce sport au Canada. »

De bons mots ont aussi été adressés à Toronto, l’autre ville candidate canadienne, lors d’une conférence de presse à l’hôtel X, près du BMO Field.

Victor Montagliani, un natif de Vancouver qui est également président de la CONCACAF et vice-président de la FIFA, a qualifié la présentation de Toronto – venant en partie du président de MLSE Larry Tanenbaum – de « très approfondie et excellente ».

« On y voyait non seulement les exigences de base (d’accueillir l’évènement) mais aussi l’histoire du soccer dans cette ville et la diversité de la ville, a dit Montagliani.

Suite à ce passage au Canada, la délégation de la FIFA a visité 22 villes totalisant 23 sites : Atlanta, Baltimore, Boston, Cincinnati, Dallas, Denver, Houston, Kansas City, Los Angeles, Miami, Nashville, New York/New Jersey, Orlando, Philadelphie, la région de San Francisco, Seattle et Washington, ainsi que Guadalajara, Mexico et Monterrey.

Le tournoi de 2026 a été étendu à 48 équipes (précédemment 32), avec 80 matchs au total. Le plan veut que le Canada et le Mexique accueillent 10 matchs chacun et les États-Unis 60, y compris tous les matchs à partir des quarts de finale.

Le nombre de villes hôtes était initialement fixé à 16, mais Smith a dit que le nombre final n’a pas encore été défini.

Le processus de sélection devrait être finalisé en avril.

La ville de Montréal s’est retirée en juillet. Cela faisait suite à une décision du gouvernement provincial de retirer son soutien, invoquant des dépassements de coûts qui auraient été difficiles à justifier auprès des contribuables.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a ensuite dit que sa province était prête à « considérer » la possibilité d’accueillir des matchs à Vancouver.

Interrogé sur le statut de Vancouver, Montagliani est resté vague.

« Je sais que le premier ministre de la Colombie-Britannique a manifesté un certain intérêt et c’est formidable, a t-il déclaré. Mais pour le moment, nous composons avec les joueurs en présence, pas ceux qui ne font pas partie de l’équipe. »

Le stade des Lions a été très sollicité lors de la Coupe du monde féminine 2015, accueillant neuf matchs, dont la finale.

Les visites de villes candidates couvrent la gestion des sites, les infrastructures et la durabilité, ainsi que les questions commerciales, juridiques et patrimoniales.

Ils comprennent également des inspections des stades et des installations d’entraînement.

Si le BMO Field est retenu, le stade aurait des sièges temporaires pour l’amener à la capacité minimale de la FIFA, soit 45 000 personnes.