(Versailles) Après la coéquipière, l’ancien joueur de football Eric Abidal : le nom de l’ex-international est apparu dans l’enquête, confiée lundi à un juge, sur l’agression de la joueuse du Paris SG, Kheira Hamraoui, internationale française victime d’un violent guet-apens dans la soirée du 4 novembre.

Agence France-Presse

Les faits remontent à la soirée du 4 novembre. Kheira Hamraoui, 31 ans, subit une agression en rentrant, avec sa coéquipière Aminata Diallo, d’un dîner organisé par leur club. La joueuse est « rouée de coups sur les jambes avec une barre de fer » par deux hommes qui ont pris ensuite la fuite, selon une source judiciaire.

L’hypothèse d’une rivalité entre Kheira Hamraoui et Aminata Diallo a alors été un temps envisagée. Mais après 36 heures de garde à vue, Mme Diallo a été relâchée sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle.

Depuis, les enquêteurs ont établi un lien matériel entre Eric Abidal et Mme Hamraoui : la victime, ex-joueuse de l’équipe du FC Barcelone (2018-2021), utilisait sur son téléphone portable une puce au nom de l’ancien directeur sportif du club catalan (2018-2020).

Selon une source proche du dossier, Kheira Hamraoui a indiqué aux enquêteurs que sa puce de téléphone portable était « au nom de son ex », et les enquêteurs ont établi qu’Eric Abidal en était le titulaire.

PHOTO NICOLAS TUCAT, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Eric Abidal

Eric Abidal « pourrait être prochainement entendu », si le juge d’instruction le demande, a indiqué lundi une source judiciaire jointe par l’AFP.

L’hypothèse d’une vengeance amoureuse de l’entourage de M. Abidal est seulement « une piste envisagée parmi d’autres », a tenu à expliquer celle-ci, estimant que « rien n’est fondé », mais n’excluant toutefois pas la possibilité que l’épouse de M. Abidal, Hayet Abidal, soit également entendue.

« Si Eric Abidal est convoqué dans le cadre de l’enquête, bien évidemment il se présentera pour répondre à toutes les questions qu’on lui posera », a réagi l’avocat du vice-champion du monde, Olivier Martin.

Son client conteste toutefois « avec la plus grande fermeté » toute implication dans l’agression, a insisté son avocat.

De son côté, Me Olivier Martin n’a souhaité faire « aucun commentaire » sur la nature de la relation de son client et de Mme Hamraoui.

Lundi, une information judiciaire a été ouverte contre X pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans » et « violences aggravées par trois circonstances, suivies d’incapacité n’excédant pas huit jours », a indiqué le parquet de Versailles.