(Montréal) Ça peut paraître étrange à dire au sujet d’une formation qui présente une fiche déficitaire en saison régulière et à ses dix dernières sorties, mais les joueurs de l’Impact de Montréal sont assis dans le siège du conducteur. Cela ne veut pas dire que la route qu’il leur reste à franchir n’est pas parsemée d’embûches.

Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Avec 23 points en 21 matchs, l’Impact (7-12-2) occupe actuellement le neuvième rang au classement de l’Association Est de la MLS, deux points devant le Fire de Chicago (5-9-6), l’Inter Miami CF (6-12-3) et D. C. United (5-10-6).

Dans sa position actuelle, alors que les dix meilleures équipes de l’Est se qualifieront pour les éliminatoires, si l’Impact gagne ses deux dernières rencontres, il prolongera sa saison régulière au-delà du 8 novembre.

Ce jour-là, l’Impact jouera son dernier match, à Washington, contre D. C. United, une formation qui est revenue dans le portrait grâce à une séquence de quatre matchs sans défaite (3-0-1), incluant des gains à ses trois dernières rencontres.

En attendant ce duel qui pourrait s’avérer décisif, les hommes de Thierry Henry auront une mission de taille, dimanche soir, alors qu’ils affronteront Orlando City SC au Red Bull Arena.

Dans ce qui sera le dernier match soi-disant local de l’Impact en 2020, la formation montréalaise aura l’occasion de venger l’échec crève-cœur qu’il avait subi aux mains de la formation floridienne lors des huitièmes de finale du tournoi de relance de la MLS, à Lake Buena Vista en juillet.

Une mauvaise décision du défenseur Rod Fanni avait mené au seul but du match, par Tesho Akindele à la 60e minute de jeu.

Par la suite, Orlando City SC a poursuivi sa route jusqu’à la finale du tournoi de relance, qu’il a perdue 2-1 aux mains des Timbers de Portland.

Depuis, il s’est forgé un dossier de 7-2-6, incluant une fiche de 5-1-4 à ses dix dernières rencontres et a déjà mérité son billet pour le tournoi éliminatoire de la MLS.

De son côté, l’Impact a été incapable de produire la moindre séquence prolongée de succès.

Le contexte n’a certes pas aidé, avec cet éloignement perpétuel de la maison et de la famille. Il y a également eu des blessés, mais aussi de coûteux gestes d’indiscipline qui ont enlevé des joueurs clés à une équipe qui comptait déjà peu de profondeur.

Toutefois, depuis le début de 2019, l’Impact n’a jamais gagné trois matchs de suite en MLS et ne compte que trois séquences de deux victoires, dont une seule cette saison.

Or, ces deux gains consécutifs en 2020 ont été obtenus à plus d’un mois d’intervalle, soit le 21 juillet contre D. C. United, en conclusion de la phase de groupe du tournoi de relance de la MLS, et le 25 août contre les Whitecaps de Vancouver, lors du premier match du volet canadien de la relance, phase II, de la ligue.

Même s’ils sont assurés de participer aux séries éliminatoires et que l’Impact (2-7-1) n’a amassé que sept points à ses dix dernières sorties, les joueurs du Orlando City SC ne prennent pas ce match à la légère.

Ils en connaissent l’importance pour l’Impact, et eux-mêmes ont un objectif, celui d’assurer leur place dans le top-4 du classement.

« Nous nous attendons à les voir jouer leur meilleur match, car ils se battent pour une place dans les séries », a déclaré le défenseur canadien Kamal Miller, sur le site officiel du Orlando City SC.

« Nous savons qu’ils vont amorcer la rencontre en force et qu’ils vont tout donner, et nous aussi parce que nous cherchons à améliorer notre position au classement. »