Avec une récolte de quatre points sur une possibilité de six contre des rivaux pas commodes et dans des conditions adverses, l’Impact de Montréal connaît possiblement ses meilleurs moments depuis les premiers jours de la saison. Pour maintenir la cadence, la troupe de Thierry Henry devra jouer avec intensité et rester fidèle à ce qu’elle est.

Michel Lamarche La Presse Canadienne

En visioconférence samedi, le milieu de terrain Samuel Piette a noté que cette ardeur au jeu s’est fait sentir face au Fire de Chicago et au Crew de Columbus, les adversaires de l’Impact lors de ses deux dernières sorties.

Selon Piette, elle était également présente lors du match du 20 septembre dernier contre l’Union de Philadelphie, que l’Impact a perdu 4-1 alors qu’il a dû se débrouiller à 10 joueurs pendant 75 minutes après l’expulsion de Romell Quioto.

« Dans ce match-là, on avait beaucoup d’intensité dans ce qu’on faisait, et c’est ce qu’on a pu retrouver dans les deux derniers matchs contre Chicago et Columbus », a noté Piette à un peu plus de 24 heures d’un second rendez-vous en trois semaines avec l’Union, dimanche à Philadelphie.

Lors de l’affrontement du 20 septembre, ce n’est que pendant les arrêts de jeu de la première demie que l’Union a rompu l’égalité de 1-1, avant d’assommer l’Impact avec un but dès la troisième minute de la deuxième demie.

« Les choses allaient bien, même à dix », a tenu à rappeler Henry samedi.

« Ils n’arrivaient pas à sortir, et ce n’est donc pas uniquement parce que Romell a pris son carton rouge. On a maîtrisé le jeu jusqu’à la mi-temps. Malheureusement, ç’a été beaucoup plus difficile en deuxième demie pour nous contre une équipe qui est vraiment bonne », a-t-il ajouté.

Pour Piette, peu importe l’adversaire qui se présente sur le terrain, l’Impact doit réussir à rester fidèle à son identité.

« Que ce soit Philadelphie, que ce soit Columbus qui était premier quand on les a affrontés, que ce soit D. C. United qui est dernier en ce moment, on veut toujours jouer de la même manière, et on ne va pas changer parce qu’une équipe est mieux classée ou est un peu plus forte », a précisé le milieu de terrain.

« C’est hyper important de se regarder en premier et faire ce qu’on veut faire, et non de toujours trop s’ajuster », a-t-il renchéri.

Incertitudes

Pour l’instant, il est difficile d’avoir une idée claire de la formation que Henry enverra sur le terrain contre l’équipe qui occupe le deuxième rang dans l’Association Est.

On savait déjà que les Finlandais Lassi Lappalainen et Jukka Raitala allaient être absents. Puis Henry a été plutôt nébuleux au sujet de Quioto et de Saphir Taïder, tous deux blessés. De la façon dont Henry a parlé, ce serait étonnant de voir l’un ou l’autre de ces deux joueurs sur le terrain dimanche.

« Les gars sont là, a noté Henry. Il y a des joueurs qui ne se sont pas entraînés depuis un petit moment. Il faut essayer de ne pas les brûler. On joue tous les trois jours. Il y a des matchs, ils sont en train de revenir. C’est tentant de vouloir les mettre tout de suite, mais il ne faut pas faire trop tôt et n’importe quoi. Il faut essayer d’écouter leur corps, de savoir comment ils sont. »

L’absence de Raitala, parti rejoindre l’équipe nationale de la Finlande-ce que devait également faire Lappalainen avant de se blesser à une épaule contre le Crew-signifie qu’un autre joueur portera le brassard de capitaine.

Le choix logique serait Piette, sauf que Henry ne l’a pas confirmé, préférant jouer aux devinettes avec les journalistes. Mais peu importe le choix, ce n’est pas une préoccupation majeure pour Piette.

« Pour moi, ça ne change rien du tout. Je suis une personne qui donne son maximum pour l’équipe à tous les matchs. Brassard ou pas. Titulaire ou pas. C’est un morceau de tissu. Je sais que je fais partie du groupe de leaders dans l’équipe, mais pour moi ça ne change rien. On est super content du résultat à Columbus ; maintenant c’est d’enchaîner une deuxième victoire. »