Entre l’annonce du tournoi de relance de la MLS à Orlando et aujourd’hui, la situation entourant la COVID-19 s’est fortement dégradée en Floride.

Pascal Milano Pascal Milano
La Presse

Jeudi, pour la deuxième journée de suite, les autorités ont rapporté plus de 5000 nouveaux cas. Et c’est justement dans le comté d’Orange, où se situe le complexe ESPN Wide World of Sports, que le contexte est le plus difficile, avec 730 cas supplémentaires au cours des 24 dernières heures.

L’inquiétude grandit-elle chez les joueurs de l’Impact ? « Tout le monde doit comprendre qu’il y a toujours des risques, peu importe où on se trouve, a répondu Jukka Raitala. Je trouve que la ligue a fait de son mieux pour nous protéger. Dans mon cas, j’y vais sans crainte. J’ai hâte de rejouer des matchs dans cette situation unique. Je suis content que la MLS ait trouvé une solution pour nous permettre de rejouer. »

L’Impact arrivera en Floride le 2 juillet, soit une semaine avant son premier match du tournoi. Positionnés dans le groupe C, Raitala et ses coéquipiers croiseront le Revolution de la Nouvelle-Angleterre (9 juillet), le Toronto FC (15 juillet), puis D.C. United (21 juillet). Le coup d’envoi de ce troisième match sera donné à… 22 h 30. « C’est une heure étrange, mais à la fin, tout est une question de mentalité », croit-il.

Les résultats de ces trois matchs compteront pour la saison régulière. Ce ne sera pas le cas des rencontres à élimination directe auxquelles participeront 16 des 26 équipes. Dans le cas de l’Impact, il lui faudra prendre l’une des deux premières places. Le vainqueur du tournoi, qu’il provienne des États-Unis ou du Canada, décrochera une place pour la Ligue des champions de 2021.

« On y va pour gagner. Ça n’aurait pas de sens de se rendre là-bas et de ne donner que 50 %. Je crois qu’il n’y a qu’une seule vitesse : c’est la pleine vitesse, dit Raitala. Tous les matchs comptent parce qu’on ne sait pas ce qui peut arriver par la suite. On veut y rester le plus longtemps possible. »

Le capitaine montréalais est complètement rétabli d’une fracture au péroné subie lors du huitième de finale de la Ligue des champions face au Deportivo Saprissa. Le polyvalent finlandais n’a cependant pas souhaité préciser s’il évoluait comme latéral gauche ou défenseur central depuis la reprise des entraînements. On sait cependant qu’il a été fortement impressionné par le joueur désigné Victor Wanyama, qui s’apprêtait à faire ses débuts en MLS avant la pause forcée.

« C’est un vrai guerrier. À l’entraînement, il y avait une situation lors de laquelle il protégeait le ballon et j’ai essayé de le tacler. Il n’a pas bougé du tout. Après l’entraînement, je lui ai demandé s’il avait déjà été mis à terre après un contact épaule contre épaule, et il n’a rien dit. Il est fort, intelligent et confiant en soi. Son expérience de Premier League est visible. »

Dans le même registre, l’expérience de l’entraîneur Thierry Henry sera particulièrement utile. Comme joueur, il a disputé ce type de tournois sur la scène européenne et mondiale. Plus récemment, il était l’adjoint du sélectionneur belge Roberto Martínez lors de la Coupe du monde 2018 en Russie. Raitala y voit un net avantage dans la gestion du quotidien.

« Ça va au-delà de l’entraînement. Il y a 12 heures à meubler et j’imagine qu’il a des choses en tête […] pour nous tenir concentrés et occupés. »

Le tournoi « MLS is back » marquera le retour de la Ligue après une pause de près de quatre mois. Au moment de la suspension de la MLS, chaque équipe avait disputé deux matchs. L’Impact avait défait le Revolution avant d’obtenir le point du match nul sur le terrain du FC Dallas.