L'Impact de Montréal a complété un éprouvant périple de six matchs à l'étranger en début de saison avec un verdict nul de 0-0 contre le D. C. United mardi soir à Washington.

LA PRESSE CANADIENNE

C'est la deuxième fois en 72 heures que les hommes de Rémi Garde obtiennent un tel résultat, après la partie jouée samedi après-midi contre le New York City FC.

Dans chacun des cas, l'Impact a réussi à arracher un précieux point à l'étranger contre des formations qui avaient subi de cinglants revers de 4-0 lors de leur partie précédente, et tout en devant se passer d'Ignacio Piatti, blessé au genou droit.

L'Impact était également privé de l'attaquant Maximiliano Urruti tandis que le D. C. United devait se débrouiller sans sa grande vedette, Wayne Rooney. Les deux joueurs avaient reçu des cartons rouges samedi.

Par ailleurs, Rémi Garde a envoyé sur le terrain des joueurs qui en étaient à un premier départ cette saison, comme Mathieu Choinière, Clément Bayiha, Zachary Brault-Guillard et Anthony Jackson-Hamel.

Choinière a joué pendant 84 minutes avant de laisser sa place à Harry Novillo. Jackson-Hamel a passé 80 minutes sur la surface de jeu et a été remplacé par Orji Okwonkwo.

L'entraîneur-chef de l'Impact n'a pas caché sa satisfaction face au travail de tous ces joueurs.

« Il y a eu beaucoup de changements dans l'équipe, une équipe rajeunie, quatre ou cinq joueurs qui rentraient, qui n'ont pas vraiment de minutes dans les jambes, qui n'ont pas l'occasion de jouer. Pourtant la plupart ont tenu le rythme pendant 90 minutes. Ça veut dire qu'ils sont sérieux à l'entraînement, qu'ils s'entraînent bien. »

Dans son évaluation du match, Garde a aussi mis l'accent sur le travail collectif.

« Il y a eu beaucoup de leaders positifs aujourd'hui. On a joué face à une équipe qui était presque complète. Il leur manquait un joueur important (Rooney), nous aussi il n'était pas là (Piatti). Sixième match sur la route, c'est la confirmation de l'état d'esprit, de la rigueur et de la discipline tactique qu'on a vu ces derniers temps », a déclaré Garde.

Les absences de Piatti, Urruti et de Rooney ont paru sur le terrain particulièrement en première demie, et facilité la soirée de travail des gardiens Evan Bush et Bill Hamid.

Bush n'a pas eu besoin d'effectuer un seul arrêt pour récolter un deuxième blanchissage d'affilée tandis que Hamid a eu à bloquer un seul tir, celui de Brault-Guillard à la suite d'une dangereuse incursion sur le flanc droit pendant la 55e minute de jeu du match

Après avoir soulevé des doutes lors d'un cinglant revers de 7-1 contre le Sporting de Kansas City le 30 mars dernier, la formation montréalaise a repris des couleurs avec ces deux matchs nuls.

« Je pense que le traumatisme est toujours là, a affirmé Garde en partant du pire échec de l'histoire de l'Impact en MLS. Et on a eu l'intelligence de l'analyser et de redresser la barre. »

« Ce match (contre le D. C. United) arrivait très vite après celui de New York, le sixième à l'extérieur, donc c'est psychologiquement très difficile. Encore une fois, je suis très, très fier de ce que les entrants ont apporté. »

L'Impact complète donc cette séquence loin du stade Saputo avec une fiche de deux gains, deux défaites et deux verdicts nuls pour un total de huit points, le même nombre que le FC Cincinnati et le Orlando City SC. Les trois équipes se trouvent à égalité au cinquième rang.

La formation montréalaise aura enfin la chance de jouer devant ses partisans samedi après-midi. Encore une fois le défi s'annonce grand puisque les visiteurs seront le Crew de Columbus, qui occupe le premier rang dans l'Association Est avec 13 points en six matchs grâce à quatre gains et un match nul.