Ancien joueur de l'Impact pendant 11 saisons, Patrick Leduc est « de retour » à la maison. Il a été nommé, hier, directeur administratif des opérations soccer, poste qui a été créé dans la foulée des nombreux changements survenus lors des dernières semaines.

Mis à jour le 7 déc. 2018
PASCAL MILANO LA PRESSE

« Patrick a une connaissance approfondie du soccer professionnel moderne. En plus, il connaît parfaitement les activités du club, notre réalité et notre besoin. Son intelligence et son sens de l'analyse seront des atouts majeurs pour revoir le fonctionnement de nos opérations », a indiqué le président Joey Saputo, lors d'une conférence de presse.

Concrètement, Leduc supervisera les programmes et les budgets de l'Académie montréalaise, ainsi que les opérations du Centre Nutrilait. Il s'occupera aussi de la gestion administrative de la première équipe, notamment sur le plan du budget des opérations. Mais, avant toute chose, il servira de « pont » entre l'Académie et la première équipe.

« Je vais évaluer tous les programmes de l'Académie, mais j'ai une certaine admiration et un respect pour tout ce qui a été accompli, a-t-il souligné. Ce qui me frappe le plus, c'est d'avoir l'ADN du Bleu-blanc-noir. On a souvent parlé de philosophie et d'identité, mais d'après moi, elles existent déjà. On a peut-être besoin de la clarifier.

« L'identité du club m'apparaît assez claire et j'aimerais que l'Académie en soit le premier véhicule. »

Leduc a porté les couleurs de l'Impact entre les saisons 2000 et 2011. À sa retraite, il s'est tourné vers le monde des médias en tant que collaborateur de La Presse pendant cinq ans et analyste pour le Réseau des sports (RDS). S'il ne s'est jamais éloigné des terrains, envisageait-il un retour au sein de son club de coeur ?

« Je ne l'ai jamais écarté, mais je n'en avais jamais fait non plus un objectif de carrière. C'est plus un concours de circonstances qui nous mène à un poste nouveau dans lequel je pense avoir des atouts et dans lequel j'ai envie de m'investir.

« J'aime beaucoup ce que je fais chez RDS, j'ai une passion pour le soccer, mais, en premier lieu, j'ai une passion pour l'Impact. »

L'arrivée de Leduc survient dans un automne riche en bouleversements pour le club. L'Impact et le directeur technique, Adam Braz, ont d'abord mis fin à une association qui avait débuté en 2014. Puis, le vice-président exécutif Richard Legendre a décidé de prendre sa retraite après 11 années passées au club.

En attendant de possibles nominations, les responsabilités de ce dernier ont été réparties à l'interne. « Par exemple, c'est Patrick qui va hériter de la relation avec l'Association canadienne ou la Fédération québécoise. Cela dit, on n'arrête jamais de trouver des façons d'améliorer la structure », a mentionné Saputo.

L'accent mis sur le dépistage

Saputo a profité de l'occasion pour clarifier le nouvel organigramme montréalais et la nouvelle structure de dépistage qui a tant fait défaut dans les dernières années.

Rémi Garde occupe bien entendu le poste d'entraîneur-chef et celui de directeur du personnel des joueurs. Il a ainsi le mot final sur le choix des joueurs, du personnel technique et des principes de jeu. Récemment embauché, Vassili Cremanzidis est responsable de l'analytique et directeur adjoint du personnel des joueurs. Il gère notamment la masse salariale, la préparation et la structuration des contrats, en plus de fournir un rôle-conseil sur les processus d'acquisition de joueurs. Daniel Pozzi assistera Leduc, qui commencera son mandat le 7 janvier. La fonction de directeur technique n'existe plus dans ce nouveau portrait.

Sur le plan du dépistage, l'Impact et le Bologne FC profiteront d'un service conjoint qui a déjà compilé une base de données de 12 000 joueurs. Surtout, deux nouvelles divisions établies à Montréal ont été créées. Raffaele Frassetti, qui vient de passer deux années à Bologne, s'occupera de l'Amérique du Nord, tandis que Nick De Santis continuera à sillonner l'Amérique du Sud. Marco Zunino est le dépisteur en chef. « Cette structure internationale sera appuyée et alimentée par un réseau de sept dépisteurs de soccer professionnel et 12 dépisteurs au niveau amateur en Europe, a ajouté Saputo. Ici, Simon Gatti et son équipe, ainsi que l'Académie, continueront de garder un oeil sur le talent québécois. »