La claque reçue il y a trois semaines à Toronto continue d'être le remède de l'Impact, alors que la formation montréalaise a fait preuve d'une plus grande maturité le week-end dernier dans un contexte semblable.

Publié le 18 sept. 2018
Alexis Bélanger-Champagne LA PRESSE CANADIENNE

Le 25 août dernier, le Bleu-blanc-noir avait délaissé son plan de match après avoir accordé un but tôt lors du duel face au Toronto FC, en route vers une frustrante défaite de 3-1 contre son rival. Samedi dernier, à Philadelphie, l'Impact a vécu un début de match similaire, mais a répondu en filant vers une victoire de 4-1 contre l'Union.

«Les deux matchs ont commencé de manière semblable alors que nous avons obtenu quelques occasions au cours des 10 premières minutes et que nous semblions en contrôle avant d'accorder un but sur coup de pied arrêté, a mentionné le gardien Evan Bush lors du retour à l'entraînement, mardi. Nous aurions pu nous effondrer, comme ce fut le cas à Toronto. Heureusement, nous avons gardé la tête froide et nous avons marqué en contre-attaque, ce qui leur a causé des ennuis.»

Après le match à Toronto, les joueurs avaient organisé une rencontre au Centre Nutrilait pour se parler dans le blanc des yeux et «crever certains abcès», avait expliqué le défenseur central Rod Fanni. L'équipe avait répondu avec une victoire de 3-0 contre les Red Bulls de New York. Malgré une pause au calendrier en vertu d'une trêve internationale, l'Impact a poursuivi sur sa lancée, samedi, à Philadelphie.

«Des fois, ça fait du bien de prendre une petite claque, a admis le défenseur central Rudy Camacho. Nous l'avons fait à Toronto. Ce n'était pas un bon match, pas une bonne réaction. Nous avons réussi à corriger le tir ce week-end. Nous avions eu des discussions au sein du groupe et avec le personnel après le match à Toronto. Cette fois, nous avons fait preuve de maturité. Nous avons pris un but sur coup de pied arrêté, mais nous sommes restés sereins. Nous avions un plan de jeu et nous l'avons respecté. Ça prouve que nous progressons de match en match.

«Au cours de la saison, chaque fois que nous avons pris un but, nous avions du mal à réagir. Nous en avions parlé avant le match et nous savions que si nous encaissions un but, il fallait garder le plan de jeu parce qu'offensivement, nous allions avoir nos chances avec "Nacho" (Ignacio Piatti), Alejandro (Silva) et Quincy (Amarikwa).»

L'Impact a ainsi inscrit une première victoire quand il accorde le premier but cette saison (1-12-1). Cette victoire a été acquise à un moment crucial de la campagne puisqu'elle a permis au Bleu-blanc-noir de s'offrir un petit coussin sur ses poursuivants dans la course aux éliminatoires.

La formation montréalaise occupe le sixième et dernier rang donnant accès au tournoi de fin de saison dans l'Est avec 39 points. Même si le D.C. United et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre détiennent un match en main chacun sur l'Impact, son avance est maintenant respectivement de quatre et cinq points sur ces deux équipes.

L'arrière latéral Daniel Lovitz, qui a été nommé au sein de l'équipe de la semaine de la MLS en compagnie de Piatti, espère que la victoire face à l'Union servira de référence si jamais le scénario devait se répéter d'ici la fin de la saison.

«C'était quelque chose que nous n'avions pas fait jusqu'ici cette saison, a-t-il rappelé. Ça démontre un développement dans notre caractère et d'un point de vue collectif. C'est bien d'avoir cette expérience en banque pour le dernier droit, mais j'espère que nous n'aurons pas à la revivre. Nous avons bien réagi dans un stade où il est difficile de gagner. De plus, une victoire rend la semaine plus agréable. Nous continuons à travailler fort, mais nous sommes plus détendus.»

L'Impact tentera d'inscrire une troisième victoire d'affilée pour seulement une deuxième fois cette saison quand il accueillera le New York City FC, samedi.