Seule la forte pluie a apporté un petit coup de froid sur les entraîneurs et les joueurs de l'Impact, hier, lors de l'entraînement matinal. La défaite à Chicago, elle, n'a pas totalement refroidi leurs espoirs de participer aux séries malgré une situation très précaire au classement.

Mis à jour le 19 sept. 2012
Pascal Milano LA PRESSE

Avec quatre matchs encore au calendrier, dont deux rendez-vous compliqués contre Kansas City et Houston, l'Impact est condamné à une fin de saison parfaite et à espérer l'effondrement d'au moins deux rivaux.

Les probabilités sont très minces, mais - sans surprise - les joueurs montréalais continuent à croire en l'hypothèse de matchs au mois de novembre.

«J'ai envie de dire que, même si nous l'avions emporté à Chicago, il aurait fallu gagner les quatre matchs d'après. Tant qu'il y aura la possibilité mathématique d'accrocher cette [cinquième] place, on donnera notre maximum jusqu'à la fin», a assuré Hassoun Camara.

«Quatre victoires nous donnent une chance. C'est beaucoup demandé, ce sera un défi très difficile, mais quatre victoires nous donnent une chance», a, de son côté, répété Jesse Marsch.

L'entraîneur n'a pas senti le besoin de parler à ses hommes, immédiatement après la défaite de 3-1, samedi soir. Il leur a par contre adressé un message d'espoir, hier. Avec tous les rebondissements en cette année d'expansion, il n'a aucun doute qu'ils seront prêts à lutter jusqu'à la dernière minute.

«Nous ne sommes pas un groupe qui va s'apitoyer sur son sort. Il s'est toujours regroupé durant les moments difficiles de la saison parce qu'il est uni et que les joueurs se battent les uns pour les autres. De mon point de vue, je ne demande rien de moins à mes hommes.»

Problème physique ou mental?

Malgré la pause de deux semaines, certains joueurs, dont Alessandro Nesta - également exténué lors des sprints, hier -, ont connu un déclin physique très important en deuxième période, samedi. Du coup, le onze montréalais a repris ses mauvaises habitudes du printemps avec une très mauvaise gestion de la fin de match parsemée d'erreurs individuelles coûteuses.

«Nous leur avons facilité la vie avec des erreurs très bas sur le terrain qui leur ont permis d'accéder à notre but très facilement, a jugé Patrice Bernier. À savoir si le problème était mental ou pas après le deuxième but, peut-être étions-nous déçus. Nous n'avons pas su retrouver la cohésion du début de match.»

À défaut d'avoir apporté des points au classement, ce match a permis à Marsch de constater que la liste des éléments à corriger est encore importante en cette fin de campagne.

«Ce sera important d'être concentré pendant 90 minutes, de se montrer alerte pour ne plus faire de gaffes, de rester compact et profiter des erreurs de l'autre équipe», a lancé, en vrac, l'entraîneur montréalais.

Frayeur pour Felipe

Felipe n'a pas terminé l'entraînement après avoir subi une blessure au pied gauche lors d'un match disputé sur une moitié de terrain. En boitant, il est immédiatement retourné à l'intérieur du complexe sportif Claude-Robillard.

Pas d'inquiétude cependant dans le regard de Marsch. «Il a seulement reçu un coup près du talon d'Achille, mais il devrait être O.K.»