Le président de la Confédération brésilienne de football, Ricardo Teixeira, qui fait l'objet d'une enquête pour évasion fiscale et blanchiment d'argent présumés, et l'ex-président de la FIFA Joao Havelange ont été accusés d'avoir reçu mercredi 60 millions $ de pots-de-vin par un journaliste de la BBC devant le Sénat brésilien.

Publié le 26 oct. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Ricardo Teixeira est à la tête de la puissante CBF depuis 1989 et un protégé d'Havelange, son ex-beau-père qui a dirigé la plus haute instance du football durant près de 25 ans jusqu'en 1998. La CBF organise le Mondial 2014 au Brésil.

«Comment peut-il (Teixeira) continuer à être le responsable de la Coupe du monde? Le monde entier est sous le choc (...). Vous devez résoudre ce problème et choisir des personnes honnêtes, propres, pour organiser» le Mondial, a déclaré le journaliste Andrew Jennings lors d'une audience du Sénat, convoquée pour qu'il s'explique sur ses accusations.

Sur la base d'un document de la justice suisse, Jennings assure que l'entreprise de marketing sportif ISL, ex-partenaire de la FIFA, a payé des pots-de-vin à Havelange et Teixeira dans les années 90 pour s'assurer du contrôle des droits de retransmission télévisée et de contrats de partenariats de plusieurs Coupes du monde.

Le journaliste, qui enquête depuis dix ans sur la corruption au sein de la FIFA, a estimé que Havelange avait reçu quelque 50 millions $ et Teixeira plus de 9 millions $.

Interrogée par l'AFP, la CBF a rejeté ces accusations. «Nous n'allons pas commenter (les accusations de Jennings) parce qu'il dit la même chose qu'il y a 20 jours, qu'il y a 20 ans, il a écrit un livre, il n'y a rien de nouveau (...). C'est son business», a dit le porte-parole de la CBF, Rodrigo Paiva.