(Montréal) Pas moins de sept Québécois ont été retenus par Snowboard Canada au sein de l’équipe de 19 planchistes qui représenteront le pays aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin dans les quatre disciplines au programme.

Publié le 19 janvier
Frédéric Daigle La Presse Canadienne

Ainsi, Laurie Blouin, Maxence Parrot et Sébastien Toutant seront de la partie en slopestyle et grand saut ; Arnaud Gaudet, sera du slalom géant parallèle ; Eliot Grondin et Audrey McManiman participeront au snowboard cross ; tandis qu’Élizabeth Hosking sera à la demi-lune. L’entraîneur québécois de demi-lune Brian Smith fait aussi partie de la délégation.

Comme pour la plupart des disciplines des Jeux d’hiver, la COVID-19 a présenté son lot de défis à la série de qualification sur le circuit de la Coupe du monde et dans le cadre d’autres grands rendez-vous. Certaines disciplines ont dû prolonger leur période de qualification en raison d’un grand nombre d’annulations d’évènements alors que d’autres disciplines ont gardé la période originale.

Parrot s’était déjà qualifié au sein de l’équipe de slopestyle/grand saut en raison de ses résultats au cours de la saison hivernale 2020-21. Le reste de l’équipe masculine, dont Mark McMorris, qui en sera à ses troisièmes JO, a rivalisé pour les trois dernières places en jeu.

McMorris tentera d’ailleurs de devenir le premier triple médaillé olympique canadien en surf des neiges, lui qui est monté sur la troisième marche du podium en slopestyle à Sotchi et PyeongChang. Toutant voudra quant à lui de défendre son titre olympique au grand saut.

Grondin, qui a participé à ses premiers Jeux à 16 ans seulement en 2018, a connu un début de saison plus difficile sur le circuit de la Coupe du monde après avoir terminé deuxième du classement général l’an dernier. Il dit toutefois ne pas avoir été trop inquiété par ce lent départ.

« Je n’ai jamais vraiment pensé aux qualifications olympiques, a-t-il expliqué d’Autriche, où l’équipe canadienne est réunie. J’avais déjà eu de bons résultats l’an dernier et j’ai plus pris ça comme l’expérience qui entrait. Je suis encore jeune à 20 ans seulement. »

La confirmation de mercredi l’a tout de même soulagé.

« Jusqu’à ce matin, on ne savait pas trop combien de places nous allions avoir encore, a souligné Grondin, 36e à PyeongChang. Comme nous sommes tous isolés, les gars, les filles et les entraîneurs, nous n’avons pas eu trop de discussions ces jours-ci. »

En plus de sa course individuelle, Grondin aura la chance de courir pour une deuxième médaille dans l’épreuve mixte par équipe.

« Je crois qu’on a vraiment le niveau pour se battre pour une médaille. C’est là-dessus que nous allons travailler au cours des prochains jours. »

Comme Grondin, Hosking, plus jeune athlète de la délégation canadienne à PyeongChang, participera également à ses deuxièmes JO.

« Grâce à mes performances depuis la saison dernière, je savais que mes chances d’obtenir mon billet pour Pékin étaient réalisables et atteignables, a déclaré par communiqué celle qui avait pris le 19e rang de la demi-lune en Corée du Sud. […] Maintenant, c’est officiel ! Et ce qui me fait grandement plaisir et me sécurise, c’est de savoir que mon entraîneur, Brian, sera également de la partie. »

Le Canada a remporté 11 médailles olympiques en surf des neiges (quatre d’or, quatre d’argent et trois de bronze), dont les médailles d’argent de Blouin et Parrot au slopestyle, en Corée du Sud.

Les épreuves de surf des neiges seront disputées du 5 au 15 février, au Parc de neige de Genting, à Zhangjiakou, et au site de grand saut de Shougang, à Pékin.