Doit-on parler d'un effet Markov?

Le Canadien, malgré une formation amputée de plusieurs éléments à l'attaque, a profité du retour d'Andrei Markov pour offrir l'une de ses bonnes prestations de la saison dans une victoire de 4-1 face à des Canucks de Vancouver visiblement fatigués.

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Disputant son premier match après 483 jours d'absence, Markov a même récolté une aide sur le but de P.K. Subban.

«C'est formidable car nous venons de battre l'une des meilleures formations de la ligue,» a lancé défenseur de 33 ans.

Comment va le genou ?

«Il est encore là!» a-t-il répondu.

Privé de David Desharnais à ses côtés, Erik Cole a dirigé l'attaque avec son premier match de deux buts avec le Canadien. Blake Geoffrion a également déjoué Roberto Luongo pour inscrire son premier dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.

Ryan Kesler a été le seul à répliquer du côté des Canucks.

17 minutes

Deux interventions chirurgicales au genou droit et une arthroscopie plus tard, Andrei Markov n'avait pas un retour au boulot des plus faciles car le Canadien se mesurait aux finalistes de la Coupe Stanley, présentement deuxièmes au classement de l'Association Ouest.

«Ça a été plus difficile lors de mes premières présences car il a fallu que je m'ajuste à la vitesse du jeu, mais ensuite ça a bien été», a expliqué Markov.

Randy Cunneyworth avait prévu de le ménager à son retour, mais il a fini par l'utiliser durant 17:09, ce qui a fait de lui le troisième défenseur le plus utilisé de son camp.

Jumelé à Alexei Emelin, Markov a été employé en début de match face au trio de Maxim Lapierre, Manny Malhotra et Zack Kassian. Mais puisque les Canucks avaient le dernier changement, ils se sont ajustés en deuxième et lui ont mis leur deuxième trio dans les pattes.

Markov a commis une erreur qu'on lui pardonnera facilement quand une mauvaise décision en couverture défensive a permis à Ryan Kesler de se libérer pour marquer le seul but des Canucks.

Mais il a eu l'occasion de se reprendre lors d'un avantage numérique de deux hommes lorsqu'il a récolté une passe sur le tir sur réception de P.K. Subban qui a fait 3-1.

«Il avait l'air d'un gars qui jouait depuis un bon moment, a dit Subban. C'est un passeur incroyable.»

Le jeune arrière connaît de loin ses meilleurs moments à l'attaque avec quatre buts et huit points à ses sept derniers matchs.

Subban a par ailleurs été efficaces aux trousses des jumeaux Sedin, qui n'ont guère été menaçants. Henrik Sedin a maintenant été blanchi à ses huit derniers matchs et les deux frères n'ont même pas terminé le match sur la même unité.

Le trio «American Express» des Canucks, formé de Kesler, David Booth et Chris Higgins, a donné un peu plus de fil à retordre au Tricolore.

Douze chances contre deux en troisième

Même si ce sont les Canucks qui ont pris les devants et qu'ils avaient dominé le Canadien 15-5 aux lancers en première période, le CH a graduellement fait changer le vent de côté.

«Nous avons navigué au milieu de la tempête et on n'a pas baissé les bras», a souligné Carey Price, qui a reçu une belle ovation au moment de cueillir sa première étoile.

Price s'est montré pleine possession de ses moyens face à l'équipe de son enfance et a aidé à garder les siens dans le match jusqu'à ce que Blake Geoffrion n'égale la marque avec 1:17 à faire en deuxième.

Louis Leblanc a remporté sa bataille à un contre un aux dépens d'Alexander Edler, le long de la bande, et a pu se permettre un lancer au filet que Geoffrion a fait dévier.

C'était le premier but de la saison de Geoffrion, donc forcément son premier dans l'uniforme du Tricolore. C'est un de plus que son père Danny!

«J'ai maintenant d'autres munitions pour me moquer de lui», a convenu l'ailier de 24 ans.

À partir de ce moment, le Tricolore a pris les choses en main, dominant les Canucks 12-2 au chapitre des chances de marquer dans le dernier tiers.