Alexis Lafrenière voudra oublier son baptême de la Ligue nationale de hockey, jeudi soir.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Mais il n’est pas à blâmer dans cette affreuse défaite de 4-0 des Rangers aux mains de leurs grands rivaux, les Islanders de New York.

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Désorganisés, indisciplinés, les Rangers ont été outrageusement dominés, et Lafrenière, premier choix au total de la LNH cet automne, n’a pas été employé dans une situation où il pouvait maximiser son talent.

« J’étais très nerveux en début de match, mais j’étais de plus en plus confortable par la suite, a admis le Québécois après la rencontre. C’est un premier match difficile, mais nous allons nous améliorer et rebondir samedi. Les Islanders ne sont pas des adversaires faciles. Ils sont toujours bien positionnés sur la glace et ils ne nous laissent pas d’espace. Il faut se battre pour chaque pouce de territoire. »

Le Québécois a disputé ce match au sein d’un troisième trio avec Filip Chytil, 21 ans, un choix de première ronde en 2017 à la production encore modeste, avec 23 points dans chacune de ses deux premières saisons.

L’entraîneur David Quinn n’a pas modifié ses trios malgré la contre-performance de ses hommes, si ce n’est pour permuter ses ailiers droits à quelques occasions.

Lafrenière avait un poste au sein de la deuxième vague en supériorité numérique, mais dans deux des trois occasions en pareilles circonstances, la première unité a retraité au banc avec quelques dizaines de secondes à écouler à la punition de l’adversaire.

Sinon, les Rangers ont passé presque le quart du match en infériorité numérique, et Lafrenière n’est pas utilisé dans de telles circonstances.

Pour finir, Lafrenière a joué 15 min 27 s en 17 présences et a obtenu un tir au but. Seuls Artemi Panarin, Pavel Buchnevich et Mika Zibanejad ont joué plus que lui à égalité numérique, cependant.

« Il a joué avec assurance, a déclaré son entraîneur David Quinn après la rencontre. Il n’était pas intimidé par l’ampleur de l’évènement. Il s’est amélioré au fil du match. Mais c’est dur quand on tire de l’arrière. »

Deuxième choix au total en 2019, Kaapo Kakko a un bien joli nom, mais il a été très discret. Il a joué à peine 11 minutes. Kappo a amassé 23 points en 66 matchs l’an dernier.

Un match ne fait pas une carrière et New York a bien d’autres préoccupations. À sa première rencontre depuis le départ d’Henrik Lundqvist, Igor Shesterkin, 25 ans, a connu une soirée difficile. Il a accordé deux buts rapides en début de match et les Rangers ne s’en sont jamais remis.

La défense est affreuse. Jack Johnson, un boulet l’an dernier à Pittsburgh, avant qu’on ne rachète son contrat, a joué presque 21 minutes, dont 6 en infériorité numérique, un sommet au sein de l’équipe. Quand on s’en remet à un joueur aussi à risque pour des missions défensives, les chances de succès sont minces.

Bref, les Rangers ont joué comme en séries éliminatoires cet été. Ils avaient été battus en trois matchs par les Hurricanes de la Caroline et avaient marqué seulement quatre buts.

« Nous n’étions pas prêts à jouer de la bonne façon, a ajouté l’entraîneur des Rangers. On a refait les erreurs qu’on commettait dans la bulle [en séries], à tricher. Il n’y a pas de raccourcis au hockey. On n’a pas patiné et on n’a pas fait les choix de jeu judicieux. »

Il faudra s’attendre à des soirées difficiles cet hiver à New York. La reconstruction n’est pas achevée. Ils comptaient huit joueurs de 23 ans ou moins dans leur formation mercredi, et six autres de 25 ans et moins. C’est évidemment le club le plus jeune de la LNH.

Pour la petite histoire, Auston Matthews est le dernier premier choix au total à avoir marqué à son premier match dans la LNH, en 2016. Il en avait compté quatre…