(Montréal) L’attaquant de l’Océanic de Rimouski Alexis Lafrenière a encore une fois été honoré mardi, quand il a reçu pour une deuxième année d’affilée le trophée Paul-Dumont, décerné à la personnalité de l’année dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, au terme d’une saison qui lui laisse tout de même un goût doux-amer en bouche.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

« C’est certain : on croyait vraiment en nos chances, a dit en vidéoconférence celui qui a été préféré à l’attaquant Dawson Mercer, des Saguenéens de Chicoutimi, et au gardien Matthew Welsh, des Islanders de Charlottetown. On savait qu’on avait une bonne équipe et qu’on pouvait se rendre loin, accomplir quelque chose de spécial. Pour toutes les équipes, ça s’est terminé de façon inattendue. Ça a été difficile de finir ça comme ça. Je crois par contre que la santé des gens était le plus important. »

PHOTO D’ARCHIVES ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Alexis Lafrenière, de l’Océanic de Rimouski.

Le trophée Paul-Dumont est décerné depuis 1990 à l’individu qui a eu un impact médiatique positif et qui a contribué à améliorer l’image de la LHJMQ tout au long de la saison. Lafrenière devient ainsi le deuxième joueur de l’histoire de la LHJMQ à recevoir pour une deuxième fois cet honneur, après un certain Sidney Crosby.

L’espoir No 1 au prochain repêchage de la LNH a été le meilleur marqueur de la ligue cette saison avec 112 points en 52 matchs. Le natif de Saint-Eustache, âgé de 18 ans, a également aidé le Canada à gagner l’or au Championnat du monde junior, tout en étant nommé joueur par excellence du tournoi.

« Ça a été une belle saison, a-t-il souligné. Le mondial, ça a été très spécial de vivre cela et de le gagner. Avec l’Océanic aussi, ça a été une belle saison. On a une bonne équipe. Ça ne s’est pas terminé comme on voulait, c’est certain, mais je vais retenir quelque chose de positif de cette saison. Ça a été le fun de jouer une autre année avec Rimouski. »

Le patineur de Saint-Eustache retiendra d’ailleurs que de bons souvenirs de son passage dans le Bas-du-Fleuve.

« La passion de la ville et des partisans envers l’équipe sont ce dont je me souviendrai le plus, a-t-il dit. L’Océanic est une organisation de première classe, j’ai adoré jouer pour elle. Ce n’est pas seulement une des meilleures de la LHJMQ, mais, je pense, de tout le hockey junior canadien. »

Lafrenière est maintenant prêt à passer à la prochaine étape de sa carrière, mais un peu comme tout le monde, il est dans le noir en ce qui a trait au repêchage de la LNH.

« Personne ne sait encore quand le repêchage aura lieu, c’est la même chose pour moi. J’attends et je tente de voir comment ça va se passer. Mais ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète vraiment. Peu importe la façon dont aura lieu le repêchage, ça peut être intéressant quand même. »

Il a d’ailleurs jeté un œil sur le repêchage virtuel de la NFL et ne verrait pas d’inconvénient à ce que la LNH copie la formule.

« C’était bien organisé. La NFL a fait quelque chose de très bien. Si c’est notre cas, ça peut être intéressant de passer ce moment avec sa famille et ses amis. »

En attendant, il poursuit la ronde des entrevues – par vidéoconférence – avec les équipes de la LNH. Quant à celle qui va le repêcher, il n’affiche pas sa préférence, mais admet que de se retrouve près de chez lui, à Ottawa par exemple, lui plairait beaucoup.

« Ce serait très plaisant pour moi, mes parents et ma famille de jouer dans un endroit plus près comme Ottawa. Ce serait plaisant de me joindre à une belle organisation comme ça. »

En plus de leur choix de premier tour, qui devrait leur permettre de repêcher très tôt, les Sénateurs possèdent aussi celui des Sharks de San Jose, qui occupaient le dernier rang dans l’Ouest au moment de l’arrêt des activités, ce qui devrait donner deux choix hâtifs aux Sénateurs.

« J’ai quand même hâte au repêchage. La saison a passé pas mal vite et le repêchage s’en vient à grands pas. J’ai hâte de vivre ça avec ma famille et mes amis proches. »