Pour la troisième fois depuis son arrivée comme directeur général du Canadien, Marc Bergevin aborde la date limite des transactions dans le rôle de vendeur. Et ne prévoyez pas de coups d’éclat à Montréal d’ici lundi. Explications.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Le passé pour mieux comprendre le présent

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Marc Bergevin et Claude Julien

Si le passé est garant de l’avenir pour Marc Bergevin, c’est avec regret que nous vous conseillons de modérer vos attentes; si feux d’artifice il y a d’ici lundi à 15 h, ce sera ailleurs qu’à Montréal.

Danault, et les autres

Dale Weise, Tomas Fleischmann, Tomas Plekanec, ça vous branche  ? Ce sont les principaux joueurs que Bergevin a échangés dans la semaine précédant les dates limites des transactions de 2016 et 2018, alors que le CH était virtuellement éliminé des séries. En sept transactions conclues (on calcule ici celle de mardi qui a envoyé Marco Scandella à St. Louis), le Tricolore a déniché un seul véritable joueur d’impact : Phillip Danault. Bergevin a aussi décroché trois choix de 2e tour, dont un en 2018 qu’il a utilisé pour Alexander Romanov.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Le cas Pacioretty

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Max Pacioretty

L’analyse devient plus intéressante quand on regarde les joueurs susceptibles de partir que le Tricolore a finalement retenus. À l’hiver 2018, le torchon brûlait entre Bergevin et Max Pacioretty. On n’avait pas vu une séparation aussi prévisible depuis Hulk Hogan et Macho Man en 1989. L’attaquant était plus maussade que jamais, tandis que son DG ne faisait rien pour nier les rumeurs de transaction. Pacioretty détenait aussi un contrat économique, valide pour une autre saison. L’équipe qui l’obtiendrait à la date limite profiterait ainsi de ses services pour deux parcours en séries et paierait plus cher, croyait-on. Bergevin a finalement attendu à septembre 2018 pour échanger son capitaine. Quelqu’un croit-il encore qu’il aurait pu obtenir davantage que Tomas Tatar, Nick Suzuki et un choix de 2e tour ?

Galchenyuk, Eller

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Alex Galchenyuk

Ce même hiver, l’avenir d’Alex Galchenyuk était nébuleux. Même s’il jouait mieux à l’approche de la date limite, on sentait que ça accrochait continuellement entre le talentueux attaquant et l’organisation. Lui avait deux autres années de contrat à écouler. Comme avec Pacioretty, Bergevin a plutôt attendu la saison morte pour l’échanger, et en a déniché Max Domi, un joueur qui a ses défauts, mais aussi des qualités, comme celle d’avoir amassé 72 points l’an dernier. Reculons à 2016 : ça semble aussi clocher entre Lars Eller et le Tricolore. Le Danois avait également deux autres années de contrat à écouler. C’est finalement au repêchage que son dossier s’est réglé, rapportant deux choix de 2e tour.

Petry, Tatar

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Jeff Petry

Revenons au présent. Sur le pur plan contractuel, Jeff Petry et Tomas Tatar se retrouvent dans une situation similaire à celle de Pacioretty il y a deux ans : ils sont dans les meilleures années de leur carrière, et ils ont une autre saison de contrat à écouler. C’est là que les comparaisons s’arrêtent. Par ses paroles, on sentait Pacioretty bien plus attaché à Montréal, la ville, qu’à Montréal, l’organisation. Petry et Tatar, eux, sont dans un environnement qui maximise leur rendement. Petry s’est peu à peu intégré au groupe de meneurs; il est devenu assez proche de Carey Price pour que les familles des deux joueurs passent leurs vacances ensemble. Tatar carbure à l’énergie de Montréal. Pour des facteurs plus concrets, prenez ceci : depuis son arrivée avec le Canadien, Tatar est le meilleur compteur de l’équipe avec 113 points. Petry joue 23 minutes par match et partage le titre de défenseur numéro 1 de l’équipe avec Shea Weber. À moins d’obtenir des joueurs capables d’offrir un rendement similaire dès la saison prochaine, les échanger équivaudrait essentiellement à mettre – déjà – une croix sur les séries 2021. Danault et Suzuki ont été des acquisitions payantes, mais sont devenus des joueurs d’impact respectivement deux ans et un an et demi après les transactions.

L’autre Max

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Max Domi

Voilà un dossier intrigant. Son contrat expire cet été, mais comme il sera joueur autonome avec compensation, il demeurera sous le contrôle du Canadien même s’il n’y a pas d’entente d’ici au 1er juillet. Tant mieux pour Bergevin, car encore cette semaine, les négociations étaient au point mort. Comment établir sa valeur ? Le joueur de 72 points l’an dernier, centre du deuxième trio, pouvait rêver de faire sauter la banque. Celui de cette année, en voie d’amasser 49 points, supplanté par Danault et Suzuki dans la hiérarchie des centres, devra être plus raisonnable. L’échanger imposerait une certaine pression à Suzuki et à Jesperi Kotkaniemi afin qu’ils pilotent les deuxième et troisième trios. Mais retenir Domi comme troisième centre n’apparaît pas comme un scénario optimal. Encore moins à l’aile. Cela dit, ces transactions d’ordre plutôt structurel se font généralement en été. Le CH a acquis Joel Armia, Jonathan Drouin, Andrew Shaw et Domi, justement, de cette façon. Ailleurs dans la LNH, Andre Burakovsky, Jacob Trouba et Neal Pionk ont été échangés dans de telles circonstances.

Un gardien ?

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Anton Khudobin 

C’est le collègue, ami et cycliste émérite Martin McGuire qui a lancé l’idée lors de notre balado Sortie de zone, vendredi : et si le Canadien tentait de régler son problème de gardien auxiliaire dès cet hiver ? Il y aura bien Anton Khudobin comme joueur autonome cet été, mais Bergevin n’a rien à perdre à s’attaquer au problème maintenant. Les Coyotes sont sur le point de se retrouver avec un surplus de gardiens avec le retour imminent de Darcy Kuemper; ils devront choisir entre le jeune Adin Hill et le vétéran Antti Raanta. Une situation à suivre.

Le domino

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Nate Thompson

On continuera de surveiller le dossier Ilya Kovalchuk (voir le texte de Simon-Olivier Lorange). Des joueurs de soutien comme Nate Thompson ou Nick Cousins pourraient bien trouver preneur, mais ne vous attendez pas au prochain Nick Suzuki en retour. Dans le cas de Thompson, n’excluons pas une gestion à la Plekanec non plus; il se pourrait que le vétéran revienne à Montréal le 1er juillet. L’affection entre lui et ses coéquipiers est mutuelle. Bref, on comprend ici qu’une transaction majeure serait étonnante, à moins qu’un effet domino ne déclenche une surenchère. Chez les défenseurs, cet effet domino a par exemple permis à Bergevin d’obtenir un choix de 2e tour pour Scandella. Or, on sait que des équipes comme Columbus et Colorado, par exemple, ont des attaquants importants à l’infirmerie. Si une de ces équipes rate son coup avec Chris Kreider, par exemple, sera-t-elle tentée d’offrir la lune pour une solution de rechange ? À voir d’ici à lundi.

Prudence chez les DG

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La situation contractuelle de Tomas Tatar avec le CH – il lui reste un an de contrat – fait du meilleur pointeur du club montréalais un joueur attrayant pour les équipes qui aspirent aux grands honneurs.

Une nouvelle tendance semble renforcée encore davantage cette année à la veille de la date limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey.

Les clubs aspirants ne craignent toujours pas de céder leurs choix de premier tour contre du renfort à court terme, mais les joueurs de location, c’est-à-dire les joueurs autonomes sans compensation dans les mois à venir, ne sont pas aussi prisés.

Blake Coleman, Jason Zucker et Ondrej Kase ont quelques points en commun : ils ont tous été acquis contre un choix de premier tour et un espoir, ils ont entre 24 et 28 ans et il leur reste un an de contrat.

Tomas Tatar est dans la même situation chez le Canadien, d’où les nombreuses rumeurs de transaction à son endroit.

Tyler Toffoli, des Kings, est un joueur autonome sans compensation. Il a été obtenu des Canucks contre un choix de deuxième tour et un espoir, Tyler Madden.

Le défenseur Alec Martinez est un éventuel joueur autonome sans compensation. Il a été acquis par les Golden Knights de Vegas contre deux choix de deuxième tour.

Le joueur le plus convoité du marché, l’attaquant Chris Kreider, vaudra sans doute un choix de premier tour et un espoir si les Rangers se résignent à l’échanger. Mais il a 28 ans et totalise 45 points, dont 24 buts, en 58 matchs, et qui sait si l’équipe qui l’obtiendra ne tentera pas de le mettre sous contrat à long terme d’ici la fin de la saison.

L’an dernier, Mark Stone est passé des Sénateurs aux Golden Knights, mais on lui a vite fait signer une prolongation de contrat. Les Blue Jackets de Columbus n’ont pas eu la même chance avec Matt Duchene, mais ils ont fait tous les efforts pour tenter de le garder avec eux après avoir cédé un choix de premier tour à Ottawa pour l’obtenir. Kevin Hayes est le seul autre joueur autonome sans compensation à avoir été échangé contre un choix de premier tour à la date limite des transactions en 2019.

On remarque donc une plus grande prudence de la part de directeurs généraux, mais en revanche, on distribue allègrement les choix de deuxième tour. Andy Greene, un défenseur en fin de carrière, Marco Scandella, cinquième ou sixième défenseur à Montréal, et Brenden Dillon ont rapporté un joli choix de second tour à leurs équipes. Dillon est supérieur aux deux premiers et les Capitals ont payé un choix de troisième tour supplémentaire.

Être vendeur

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Jeff Petry sera-t-il échangé ?

Le marché est encore une fois à l’avantage des vendeurs, puisque les meilleures équipes veulent risquer des choix dans l’espoir de remporter la Coupe même s’il y a un seul gagnant. Les Maple Leafs de Toronto, l’Avalanche du Colorado, les Stars de Dallas, les Hurricanes de la Caroline et les Oilers d’Edmonton n’ont pas leur volonté d’obtenir du renfort. Les Bruins et les Canucks, entre autres, n’auraient pas terminé leur magasinage.

Voyons si les vendeurs, Ottawa, Detroit, le New Jersey, Montréal, Los Angeles, San Jose, New York et Anaheim, pourront profiter de la situation et continuer à renflouer leur banque d’espoirs et de choix.

Les Sharks sont prêts à vendre, mais veulent redevenir compétitifs pour l’an prochain. Les Sénateurs, les Red Wings et les Kings sont engagés dans une reconstruction à plus long terme.

Le plafond demeure cependant un obstacle aux échanges. Les Bruins de Boston ont réussi à se donner un peu de marge de manœuvre en cédant David Backes et son salaire de 6 millions pour une autre saison aux Ducks dans la transaction de Kase. D’où le choix de premier tour.

Une équipe vendeuse avec de l’espace sous son plafond pourrait profiter d’aubaines supplémentaires. Le Canadien a justement beaucoup d’espace au sein de sa masse.

Voyons à quel degré Montréal voudra vendre. Selon le plan initial, Marc Bergevin souhaite connaître du succès la saison prochaine. Résistera-t-il ou pas à la tentation d’échanger Tomas Tatar ou Jeff Petry, des joueurs au statut semblable à celui de Zucker et compagnie ? Déjà, l'informateur Pierre Lebrun croit que les Hurricanes seraient intéressés par Petry et qu'il en coûterait quelque chose comme un choix de premier tour et le jeune défenseur Jake Bean.

Les prochains jours nous permettront d’en savoir plus long sur leurs plans…

Dix joueurs qui pourraient changer d’adresse

Le marché des échanges a déjà commencé à s’emballer depuis une semaine. Les clubs vendeurs distribuent allègrement les espoirs et les choix de premier ou deuxième tour.
Voici 10 autres joueurs susceptibles de changer d’équipe d’ici la date limite des transactions, lundi à 15 h.

Sami Vatanen, défenseur droitier, New Jersey

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Sami Vatanen

Le DG par intérim des Devils, Tom Fitzgerald, a déjà entamé sa vente en échangeant Blake Coleman au Lightning de Tampa Bay pour un choix de premier tour et le jeune Nolan Foote, et le défenseur Andy Greene aux Islanders pour un choix de deuxième tour. Vatanen deviendra joueur autonome sans compensation à compter du 1er juillet et l’équipe ne voudra pas le perdre sans rien obtenir en retour dans un contexte où les séries sont déjà hors de portée. Il y a un marché intéressant pour ce défenseur droitier offensif. Un bémol, Vatanen a souvent été blessé ces dernières saisons.

Chris Kreider, ailier, New York

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Chris Kreider

Sans doute le joueur le plus convoité à quelques jours de la date limite des échanges. Kreider, un attaquant de puissance tristement connu pour avoir blessé Carey Price en séries éliminatoires il y a quelques années, est un joueur de location de luxe. Il a seulement 28 ans, 45 points, dont 24 buts, en 58 matchs à sa fiche, en route vers une saison de 33 buts. Il avait égalé son sommet personnel de 28 buts l’an dernier. Les Rangers n’ont pas abandonné non plus l’espoir de lui faire signer un nouveau contrat à long terme, mais s’ils l’échangent, le prix sera élevé.

Jean-Gabriel Pageau, centre, Ottawa

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Jean-Gabriel Pageau

Les Sénateurs ont un dilemme : garder Pageau pour l’avoir comme guide auprès des jeunes ces prochaines années, ou obtenir un excellent retour de choix et d’espoirs pour leur attaquant droitier en voie de fracasser ses sommets personnels à 27 ans. Pageau a 40 points, dont 24 buts, en 58 matchs. Pageau, joueur autonome sans compensation à compter du 1er juillet, n’avait jamais connu de saison de plus de 20 buts, mais il a déjà amassé 43 points il y a quatre ans. À analyser le marché, Pageau rapportera au moins un choix de premier tour aux Sénateurs, toujours dans un processus de reconstruction majeure.

Andreas Athanasiou, centre, Detroit

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Andreas Athanasiou

Même s’il a seulement 25 ans et qu’il a marqué 30 buts l’an dernier, Athanasiou est au cœur des rumeurs d’échange à Detroit, un autre club en reconstruction. Athanasiou, doté d’une vitesse phénoménale, connaît une saison nettement inférieure à la précédente avec 24 points, dont 10 buts, en 45 matchs, et une affreuse fiche de -43. Les fans du Canadien voient pourtant le meilleur de ce jeune homme, puisqu’il a l’habitude de connaître de gros matchs contre le CH. Athanasiou sera joueur autonome avec compensation l’été prochain et il touche 3 millions annuellement. Le DG Steve Yzerman craint peut-être une augmentation salariale trop élevée dans son cas.

Matt Dumba, défenseur droitier, Minnesota

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Matt Dumba

Dumba commence à retrouver ses repères, après un début de saison difficile, mais le DG Bill Guerin pourrait se servir de lui, ou du défenseur gaucher Jonas Brodin, pour obtenir du renfort à l’attaque, écrivait le confrère Michael Russo récemment. Dumba avait 22 points, dont 10 buts en seulement 32 matchs l’an dernier avant de se déchirer un muscle pectoral lors d’un combat. Il a 21 points en 59 matchs cette saison. C’est un défenseur dynamique moins stable que Brodin, mais plus explosif offensivement. Guerin en échangera un, mais sans doute pas les deux.

Wayne Simmonds, ailier, New Jersey

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Wayne Simmonds

Simmonds a signé un généreux contrat d’un an pour 5 millions avec les Devils l’été dernier, malgré une fin de saison décevante à Nashville. Le pari n’a pas payé. Simmonds, 31 ans, n’a pas produit, et les Devils se sont vite dégonflés. Cet ailier costaud a obtenu seulement 23 points, dont sept buts, en 59 matchs cet hiver. Mais il y a un marché pour les costauds comme lui, semble-t-il, et Vancouver serait l’un de ses courtisans. Simmonds a connu sa dernière saison de plus de 25 buts il y a trois ans. Voyons si les Devils pourront obtenir au moins un choix de deuxième tour pour ce joueur de location.

Jesse Puljujarvi, ailier, Edmonton

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Jesse Puljujarvi

Ce quatrième choix au total en 2016 a connu un début de carrière difficile avec les Oilers, avant de rentrer chez lui en Finlande l’automne dernier. Il réclame un échange depuis. Puljujarvi a seulement 21 ans, a obtenu 45 points en 47 matchs cette année à Karpat, en première ligue de Finlande, mais sa désertion fait sans doute peur aux équipes. Le DG des Oilers, Ken Holland, dit ne pas avoir tenté de l’échanger ni reçu d’offre pour lui. Voyons si une organisation prendra le risque de le relancer, mais Holland ne l’échangera pas pour une bouchée de pain.

Kyle Palmieri, ailier, New Jersey

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Kyle Palmieri 

Sans doute le meilleur atout des Devils dans un contexte de vente. Palmieri, 29 ans, est sous contrat pour une autre année à 4,6 millions, et il est le meilleur compteur des Devils depuis deux ans. Cet attaquant droitier a déjà 22 buts au compteur. En santé, il peut en marquer entre 25 et 30 par saison. Il vaut au moins un Blake Coleman ou un Jason Zucker, soit un choix de premier tour et un espoir. Palmieri a aussi une certaine expérience en séries éliminatoires avec son club précédent, les Ducks d’Anaheim.

Tyson Jost, attaquant, Colorado

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Tyson Jost

Le DG Joe Sakic ne s’en cache pas, il veut améliorer son club. Jost, 22 ans, choix de premier tour en 2016, dixième au total, n’a jamais débloqué. Il pourrait être sacrifié pour obtenir du renfort, mais a-t-il encore une grande valeur après trois saisons où il a été incapable d’atteindre la marque des 30 points ? Jost fait partie d’un groupe de jeunes joueurs qui seraient disponibles, parmi lesquels Nikita Zadorov, Vladislav Kamenev et peut-être Martin Kaut, pour permettre à Sakic d’obtenir le joueur désiré. Jost a un temps d’utilisation limité depuis ses débuts, mais il est employé régulièrement en supériorité numérique, sans pour autant engranger les points.

Alexander Kerfoot, centre, Toronto

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Alexander Kerfoot

Les Maple Leafs ont besoin de renfort en défense et Kerfoot est l’un de leurs rares appâts. Mais le jeune homme de 25 ans a seulement 25 points, dont huit buts, en 56 matchs, une production insuffisante pour un garçon sous contrat pour trois autres années à un salaire annuel de 3,5 millions. L’Avalanche semble l’avoir échangé à temps l’été dernier, avec Tyson Barrie, en retour de Nazem Kadri, après deux saisons de 40 points ou plus. Si Kyle Dubas ne trouve pas preneur pour lui, il peut toujours sacrifier Kasperi Kapanen, dont la production est décevante également.