Le Canadien devrait pouvoir mettre la main sur un joueur de qualité au 16e rang.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Si la logique est respectée, Alexis Lafrenière, Tim Stützle, Quinton Byfield, évidemment, mais aussi Jamie Drysdale, Jake Sanderson, Marco Rossi, Cole Perfetti, Lucas Raymond et Alexander Holtz ne devraient plus être disponibles.

Après le top 5 ou 6, de nombreuses surprises sont possibles. L’an dernier, le Canadien ne croyait jamais avoir l’occasion de repêcher Cole Caufield au 15e rang. Son conseiller, Pat Brisson, avait même lancé à la blague que son protégé ne serait plus disponible après le 9e rang.

Voici 12 candidats potentiels pour le CH au 16e rang. Il y a toujours la possibilité aussi de voir Montréal étonner avec une carte cachée. Personne, par exemple, n’avait prévu voir Alexander Romanov repêché au début du deuxième tour en 2018.

On privilégie le scénario du meilleur joueur disponible, donc les choix ne tiendront pas compte des besoins à court, moyen ou long terme du Canadien. L’équipe ferait une erreur de se restreindre à un joueur selon la position ou la taille de l’espoir en question.

En 2006, par exemple, Trevor Timmins a longuement hésité entre Claude Giroux et David Fischer. Le Canadien avait déjà plusieurs ailiers de petite taille et peu de défenseurs droitiers. Il a choisi le défenseur droitier.

L’année précédente, il a préféré Carey Price à un Gilbert Brule ou à un Jack Skille, même s’il avait davantage besoin d’un attaquant que d’un gardien.

Yaroslav Askarov, gardien

Malgré un Championnat mondial junior difficile, Askarov a un potentiel semblable à celui d’Andrei Vasilevskiy, prétendent de nombreux observateurs. S’il est disponible au 16e rang, le Canadien doit y réfléchir, malgré la présence de Carey Price et de Cayden Primeau. Il doit repêcher le joueur dont la valeur est la plus élevée, quitte à échanger un gardien par la suite. Mais le Wild du Minnesota au 9e rang, les Predators de Nashville au 11e rang, les Hurricanes, les Oilers et les Maple Leafs, tous devant le CH, pourraient bien se laisser tenter par un possible gardien de premier plan.

Anton Lundell, centre

Ce centre finlandais ne fait pas l’unanimité. Certains voient en lui un top 10. D’autres ne le repêcheraient pas avant la fin du premier tour. Lundell a 28 points en 44 matchs dans la Ligue d’élite de Finlande. Un potentiel centre de deuxième trio, responsable défensivement. Faudra que le Canadien l’aime vraiment compte tenu de l’engorgement au centre.

Jack Quinn, ailier

Quinn est un marqueur, un vrai. Il a compté 52 buts en 62 matchs avec les 67 d’Ottawa. Mais c’est un joueur né sur le tard dans l’année. Quatre jours plus tôt et il aurait été admissible au repêchage de 2019. Et l’année précédente, il a obtenu seulement 32 points, dont 12 buts, en 61 matchs. A-t-il dominé cet hiver parce qu’il était plus vieux ou s’est-il développé sur le tard ? Voilà le dilemme pour les recruteurs…

Seth Jarvis, centre

Le Canadien n’a pas vraiment besoin de centre, encore moins d’un attaquant de 5 pieds 10 pouces, mais peut-on passer outre son talent ? Jarvis a obtenu 98 points, dont 42 buts, en 58 matchs avec les Winterhawks de Portland. Comme dans le cas de Lundell, le Canadien devra l’aimer beaucoup plus qu’un joueur de plus gros gabarit ou d’une autre position.

Dylan Holloway, attaquant

Holloway peut jouer au centre ou à l’aile, il mesure 6 pieds 1 pouce et pèse 210 livres. Idéal pour un club à la recherche de joueurs au gros gabarit. Il joue aussi avec les Badgers du Wisconsin, l’équipe de Cole Caufield. Il a obtenu seulement 17 points en 35 matchs, mais a marqué 5 buts à ses 10 dernières rencontres. Mais c’est un joueur né sur le tard lui aussi. Il n’a pas un potentiel offensif énorme, mais c’est un attaquant fougueux et acharné, très efficace en échec avant. Un choix sûr, mais pas un coup de circuit.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Alexis Lafrenière, Dawson Mercer, Hendrix Lapierre et Justin Barron

Hendrix Lapierre, centre

S’il n’avait pas été victime d’une grave commotion cérébrale, Lapierre serait sans doute repêché dans le top 10, peut-être même le top 5. Mais le jeune homme a disputé seulement 19 matchs à Chicoutimi cet hiver, obtenu 17 points, dont 2 buts. Au tournoi Ivan-Hlinka, un an plus tôt, Lapierre avait été dominant pour le Canada avec onze points en cinq matchs, un de moins que Cole Perfetti, six de plus que Quinton Byfield. Il demeure un choix risqué en raison de son état de santé. Il conviendra peut-être mieux à un club détenteur de plusieurs choix de premier tour, comme les Devils du New Jersey ou les Sénateurs d’Ottawa. Les Devils repêchent aux 7e, 18e et 20e rangs et les Sénateurs, aux 3e, 5e et 22e.

Mavrik Bourque, attaquant

Comme Seth Jarvis, Mavrik Bourque est un centre de petite taille à 5 pieds 10 pouces. Mais le talent offensif est indéniable. Il a obtenu 71 points en 49 matchs à Shawinigan. Son coup de patin est à améliorer, mais des spécialistes peuvent s’en occuper. L’intelligence ne s’apprend pas, et Bourque l’a. Il y a toujours un risque à bouder les petits joueurs de talent.

Dawson Mercer, attaquant

Mercer a beaucoup de qualités. Une bonne vision, créatif offensivement, un gabarit intéressant à 6 pieds et 180 livres. Il a amassé 60 points en 42 matchs à Drummondville, puis à Chicoutimi. Il est aussi très fiable défensivement, une qualité recherchée par Marc Bergevin.

Jacob Perreault, ailier


Le fils de l’ancien centre du Canadien Yanic Perreault est un marqueur, un vrai. Cet ailier droit a compté 39 buts en 57 matchs à Sarnia, dans la Ligue junior de l’Ontario. Il n’a pas le meilleur coup de patin et certaines carences en défense, mais comme son père, il marque de toutes les façons.

Brendan Brisson, centre


Le fils de l’agent Pat Brisson, aussi un bon ami de Marc Bergevin, est très doué offensivement. Il a obtenu 59 points en 45 matchs dans l’USHL avec le Steel de Chicago. Reste à voir s’il comblerait les besoins du Canadien et s’il est un candidat pour la première portion du premier tour.

Rodion Amirov, attaquant


Amirov a un gros potentiel offensif. Au Championnat mondial des moins de 18 ans, l’année précédente, il a marqué six buts en sept matchs. Il a aussi obtenu 22 points en 17 matchs dans la Ligue junior de Russie, et disputé 17 rencontres dans la KHL. Il partage son temps entre la KHL et son club-école depuis le début de la saison. Un coup de circuit ou un coup d’épée dans l’eau, disent plusieurs experts.

William Wallinder, défenseur


L’un des plus jeunes joueurs de cette cuvée, déjà 6 pieds 4 pouces et 192 livres. Il a obtenu 24 points en 37 matchs avec le club junior de Modo, et disputé 18 rencontres avec le gros club de Modo, celui de Mattias Norlinder l’an dernier. Le Canadien le connaît donc sans doute très bien, pour le meilleur ou pour le pire. Il possède un très bon coup de patin, mais a beaucoup de choses à peaufiner défensivement. Le type de « projet » que Trevor Timmins ne déteste pas.