(Edmonton) Après une première période de prolongation peu habituelle pour les Stars de Dallas, qui ont laissé le Lightning de Tampa Bay contrôler le jeu, les joueurs et entraîneurs avaient un message très clair dans le vestiaire.

Stephen Whyno
Associated Press

« Nous devons jouer pour gagner. Nous devons être combatifs, mettre de la pression et recommencer à patiner, a dit l’entraîneur-chef des Stars, Rick Bowness. Nous avons retrouvé notre énergie. »

Les Stars ont ensuite gagné un deuxième match en finale de la Coupe Stanley et forcé la présentation d’un sixième match, lundi.

Les deux équipes aborderont cette rencontre avec des mentalités très différentes. Les Stars aiment le rôle de négligé, tandis que le Lightning, qui mène la série 3-2, espère en finir le plus rapidement possible.

Malgré de nombreuses blessures, les Stars devront trouver le moyen de battre encore deux fois de suite le Lightning s’ils souhaitent soulever la coupe Stanley pour la première fois depuis 1999. Les tirs au but après cinq matchs sont de 175-136 à l’avantage du Lightning, et le gardien Anton Khudobin tente du mieux qu’il peut de garder les siens dans le coup.

« Depuis que nous sommes dans la bulle de la LNH, on dirait que tout le monde prend notre adversaire comme favori, et ça nous plaît, a dit l’attaquant Tyler Seguin, des Stars. Nous croyons en nos moyens. Nous sommes confiants et nous ne voulons pas quitter la bulle. Nous voulons continuer à nous amuser ici. »

C’est ce qui a rendu la première période de prolongation particulièrement étrange pour les Stars, qui avaient forcé le Lightning à jouer sur les talons lors du premier match. L’équipe qui avait bourdonné autour du filet adverse jusqu’à ce que Joe Pavelski crée l’égalité en troisième période, samedi, jouait pour ne pas perdre, alors qu’un but de l’adversaire aurait mis fin à sa saison.

En ressortant du vestiaire avec la mentalité d’être « l’agresseur », les Stars ont réussi à prolonger leur saison quand Corey Perry a touché la cible en deuxième période de prolongation.

Nous sommes arrivés ici avec 51 personnes et tout le monde avait confiance de pouvoir se rendre jusqu’au bout. C’est tout ce qui compte.

Joe Pavelski

Ce qui compte pour le Lightning, c’est qu’il est toujours en contrôle de la série. Il peut à nouveau gagner la Coupe Stanley pour la première fois depuis 2004 lundi soir.

« C’est comme ça parfois, en séries. Vous n’allez pas toujours gagner le match quand vous pouvez terminer la série, a souligné l’attaquant Yanni Gourde. Il faut aller sur la glace et donner le meilleur de soi-même. »

Sans Stamkos

Le Lightning devra venir à bout des Stars sans l’aide de son capitaine Steven Stamkos, qui ne jouera pas d’ici la fin de la série. L’entraîneur-chef Jon Cooper et Stamkos en sont arrivés à cette conclusion dimanche matin. Stamkos aura finalement joué pendant seulement 2:37 lors de la relance de la LNH, mais aura marqué un but mémorable lors du troisième match de la finale.

« Il a tout donné pour revenir, mais il ne peut pas en faire plus, a dit Cooper. J’espère que la prochaine fois que vous le verrez, ce sera sur la glace pendant la présentation du trophée. »

Cooper a répété que son équipe a été « plutôt bonne pour rebondir après une défaite ». En fait, le Lightning présente une fiche de 6-0 après un revers au cours des séries. Le gardien Andrei Vasilevskiy affiche une moyenne de 1,41 et un taux d’efficacité de ,941 lors de ces rencontres.

Il s’agit d’une source de confiance pour le Lightning.

« Notre groupe est déterminé, a dit le défenseur Victor Hedman. Nous savons comment faire face à l’adversité. Nous menions 3-1 et c’est maintenant 3-2. Nous nous concentrons sur le prochain match. »