Le Canadien n’a pas été chanceux côté blessures cette saison, mais il semble que le pire ait été évité dans le cas de Phillip Danault.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Le centre n’a pas participé à l’entraînement très optionnel de mardi matin, mais Claude Julien a indiqué qu’il devrait pouvoir jouer mercredi contre les Bruins à Boston.

« Il n’a aucune fracture, seulement des dommages à ses dents. Il va faire le voyage et va jouer », a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien, précisant que Danault jouera fort probablement avec une grille sur son casque.

Danault a été atteint lundi par une rondelle tirée par Tomas Tatar, qui a dévié sur la jambe du défenseur des Coyotes Jordan Oesterle. C’était en tout début de deuxième période. Danault a saigné abondamment et n’est pas revenu dans le match ensuite. Le dentiste du Tricolore, qui est toujours sur place au Centre Bell, l’a soigné dès lundi soir.

Nul besoin d’expliquer en long et en large l’importance de Danault. À l’exception du nouveau venu Ilya Kovalchuk, il est l’attaquant le plus utilisé chez le Canadien cette saison (18 min 56 s par match) et affronte les meilleurs trios adverses soir après soir.

Rumeurs autour de Weber

Le dossier Shea Weber est moins clair. Mardi matin, le très respecté et influent Bob McKenzie, de TSN, a indiqué sur Twitter que « les pronostics ne sont pas encourageants du tout quant à ses possibilités de revenir au jeu bientôt ».

Mis au fait de ces propos, Julien s’est braqué. « Même si Bob McKenzie parle, il n’est pas le dieu du Canadien. C’est nous, médicalement, on gère ces situations-là. Tant qu’on n’a rien de concret, ça ne me donne rien de vous dire quelque chose. Ce que j’ai dit, c’est la vérité, il ne fait pas le voyage et on espère des nouvelles à la fin de la semaine. »

Julien a donc répété que Weber n’accompagnera pas ses coéquipiers à Boston et à Pittsburgh pour les matchs de mercredi et vendredi, et que l’équipe attend que l’enflure diminue afin d’en savoir plus sur sa blessure au bas du corps.

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Shea Weber n’accompagnera pas ses coéquipiers à Boston et à Pittsburgh.

Un collègue a aussi demandé à Julien, dans la portion anglaise de son point de presse, si cette nouvelle blessure est reliée aux opérations (pied gauche, puis genou droit) que Weber a subies ces dernières années. « Je ne peux pas commenter. On va s’en tenir à une blessure au bas du corps. Ensuite, on va composer avec ça. J’aime mieux donner une mise à jour claire au lieu d’y aller de conjectures. »

Byron s’approche

Enfin, Paul Byron accompagnera comme prévu ses coéquipiers sur la route, dans l’espoir de jouer vendredi. « Je ne crois pas demain, mais peut-être vendredi, peut-être samedi », a indiqué Julien.

Byron est absent depuis la mi-novembre. Le problème, c’est qu’en raison du calendrier condensé du CH, de même que du virus qui a frappé l’équipe ces dernières semaines, les réels entraînements complets, avec contacts, ont été très rares. Encore mardi matin, seulement 10 joueurs, dont Byron, y ont pris part. Et l’horaire prévoit un congé d’entraînement jeudi.

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Paul Byron est à l'écart du jeu depuis la mi-novembre en raison d'une blessure à un genou.

Entre ça, il y a les séances les matins de match, mais ces séances sont légères, brèves et sans contact.

« De ce que je sais, je m’entraîne, donc je peux jouer n’importe quand. Il n’y a pas de risque de nouvelle blessure. Ce n’est pas un enjeu médical, je dois simplement me sentir prêt à 100 %. J’ai seulement participé à deux entraînements de matins de match, donc j’essaie de pousser le plus possible. Mais de revenir à la vitesse de match, ça prend du temps. J’aimerais avoir un entraînement complet, mais avec le calendrier, c’est possible que ça ne se produise pas. Mentalement, je suis prêt à faire mon travail, patiner vite et gagner mes batailles. »

Byron devait initialement manquer quatre semaines après avoir été opéré à un genou, mais il a aggravé sa blessure lors de sa remise en forme, à la mi-décembre, avant que l’équipe parte vers l’Ouest canadien.

« J’ai poussé très fort pour revenir. Mais dans les 4-5 jours avant mon premier entraînement complet, je sentais que quelque chose clochait. C’était peu après l’opération et chacun réagit différemment. Je n’étais pas entièrement prêt pour cette intensité. J’ai pris du temps pour m’assurer que ce soit guéri », a dit le numéro 41.

Reste aussi à voir dans quelle mesure il pourra aider l’équipe. Lundi soir, Jonathan Drouin mentionnait qu’il était difficile de retrouver sa vitesse de croisière après une absence de trois mois, contre des joueurs qui sont en pleine forme.

« Il y aura de la rouille, c’est sûr, a reconnu Byron. Les joueurs sont dans leur forme de mi-saison. Les équipes poussent pour une place en séries. C’est dur de manquer trois mois, revenir, et trouver leur intensité et leur rythme. Je m’attends à être rouillé, mais la seule façon de la chasser, c’est de jouer des matchs. Quand tu reviens, la plus grosse chose, c’est d’être hésitant, de craindre de se blesser de nouveau. Je ne suis pas là du tout, je suis prêt. »