Le Canadien attend les retours de Jonathan Drouin, de Paul Byron, de Jesperi Kotkaniemi, mais pendant ce temps, il y a un autre retour qui a eu lieu vendredi soir à New York, et qui est peut-être le plus important d’entre tous pour la formation montréalaise : celui de Carey Price.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Ce n’est qu’un seul match, on l’aura tous compris, et on ne sait trop si ça va durer, mais pour le Canadien et ses fidèles, c’est tout de même un dénouement de première importance.

Les trois premiers joueurs nommés précédemment sont tous blessés, et personne ne sait exactement quand ils seront de retour. En ce qui concerne Price, c’est un peu différent : ce n’est pas une blessure qui l’a ralenti, mais bien une suite de mauvaises performances au mois de novembre, qui ne sont certes pas étrangères à la très mauvaise série de huit défaites que le Canadien a subies du 16 novembre au 3 décembre.

Les statistiques de Price en novembre brossent d’ailleurs un portrait très fidèle de la réalité. En 11 rencontres lors de ce mois très difficile, il a affiché une moyenne de 3,77 et un taux d’arrêts de ,883, en plus de connaître cinq matchs d’au moins quatre buts accordés.

Bref, rien à voir avec le gars qui avait récolté on ne sait plus combien de trophées lors de la remise des prix de la LNH en juin 2015.

Le joueur le plus important

Au moment de traverser cette tempête, l’entraîneur-chef Claude Julien avait juré ne pas s’inquiéter (« pas du tout », avait-il insisté) avec le rendement de son gardien vedette, et s’il faut se fier à la victoire de 2-1 sur les Rangers vendredi soir, peut-être que le coach avait bien raison de ne pas perdre le sommeil. Le gardien numéro un du Canadien a terminé sa soirée avec une seule rondelle derrière lui, pour un taux d’arrêts de ,967, au troisième rang de ses meilleurs taux d’arrêts dans un match depuis le début de la présente saison.

Mais peut-être aussi que Julien est bien au fait des habitudes de son gardien, parce que Price a l’habitude des passages à vide.

Ainsi, il avait connu une mauvaise passe similaire il y a un an, en novembre aussi, avec six matchs de quatre buts ou plus accordés en dix départs. Lors de la saison précédente, celle de 2017-2018, c’est en début de calendrier que le gardien au numéro 31 avait éprouvé des ennuis, avec sept matchs de quatre buts accordés ou plus à ses onze premières rencontres de la saison.

La direction du Canadien se fait un devoir de protéger de manière systématique son gardien vedette (« on ne l’aidait pas, on le laissait à lui-même, on devait être meilleurs devant lui », a répété Julien à Manhattan vendredi soir), mais la vérité, c’est que Price demeure, encore aujourd’hui, le joueur le plus important de cette équipe, et de loin. S’il trébuche, c’est le reste de l’équipe au grand complet qui se casse la gueule.

Il faut chercher très fort à travers la LNH pour trouver un autre joueur dont le rendement est si étroitement lié aux résultats de son équipe.

Alors, est-ce que Price est vraiment de retour au sommet de sa forme ? On pourrait avoir un bout de réponse dès mardi soir à Pittsburgh, là où le Canadien va affronter les Penguins et la troisième attaque de l’Association de l’Est.

Le Canadien aura deux matchs à l’horaire au Centre Bell, mercredi soir contre Ottawa et samedi soir contre Detroit. Ensuite, ce sera un long périple de sept matchs sur la route, le genre de voyage qui peut définir une saison.

Il faudra que Price ressemble au gardien de vendredi soir, et non à celui de novembre.

Barber rappelé

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Riley Barber

Le Canadien a annoncé dimanche le rappel de Riley Barber du Rocket de Laval. L’attaquant de 25 ans a obtenu 18 points en 21 matchs dans la Ligue américaine cette saison, et connaissait une série de cinq matchs consécutifs avec au moins un point avant d’être rappelé. Un autre attaquant, Charles Hudon, a été cédé au Rocket samedi.

Prochain match : Canadien c. Penguins, mardi soir (19 h) à Pittsburgh